Crédit professionnel

Le financement des entreprises est un monde à part avec des règles, des critères qui n’ont vraiment rien de commun avec les crédits destinés aux particuliers.
C’est surtout que les entrepreneurs et leurs banquiers croient se parler, mais ne sont généralement pas sur la même longueur d’onde. Dans son interview donnée au magazine Anjou Eco de janvier 2016, Michel DUBOIS d’ENGHEIN (conférencier, consultant, formateur et ancien banquier) reprend les règles permettant aux entreprises de mieux discuter avec les établissements de crédit professionnel.

« L’incapacité de communiquer entre ces deux mondes »

M Michel DUBOIS d’ENGHEIN est consterné par ‘’l’incapacité de communiquer réellement entre ces deux mondes. Le dirigeant à ces mots à lui, sa technique, sa stratégie, son futur, son enthousiasme. Le banquier, lui, analyse son client à travers un spectre : le risque qu’il doit couvrir par des garanties, des taux plus élevés…’’
Il est donc primordial pour la banque de poser un diagnostic de l’entreprise, et un bon bilan comptable n’est plus suffisant à l’obtention de lignes de crédit professionnel.

« Le mot banni du système bancaire : Urgence’ »

Pour entretenir de bonnes relations avec son banquier, le chef d’entreprise doit anticiper… prévoir au maximum ses besoins de financement pour ne pas être pris par le temps, ce qui apparait toujours un brin suspect aux yeux des établissements de crédit professionnel.

En effet, la banque doit remonter le temps pour bien comprendre le parcours du dirigeant, les bilans passés de l’entreprise, son évolution et sa stratégie. L’entreprise a tout intérêt à éclairer la lanterne du banquier, afin qu’il n’y ait aucune zone d’ombre dans sa progression.

Les dirigeants ont donc tout intérêt à présenter leurs sociétés ‘’en version banque’’, comme le précise M DUBOIS d’ENGHEIN, pour que les futurs prêteurs gagnent du temps et comprennent bien l’histoire de l’entreprise pour souhaiter les accompagner à l’avenir.

Cette difficulté de communication et de présentation nécessite donc des adaptations de la part des entrepreneurs pour parler le même langage que la banque.

C’est d’ailleurs l’essentiel du travail des courtiers en crédit professionnel qui traduisent les projets des entreprises en langue bancaire, avec les mêmes analyses et présentations afin que ces 2 mondes se comprennent mieux et travaillent plus efficacement ensemble.