Un courtier pour accélérer la renégociation de crédit

Selon l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, les banques font volontairement traîner les demandes de renégociation de crédit immobilier pour accroître leurs gains et décourager l’emprunteur de relancer le dossier. Raison de plus pour faire appel à un intermédiaire capable de débloquer ce genre de situations.

Les candidats à la propriété continuent à profiter de taux d’emprunt avantageux en raison de la progression peu rapide de certains indices déterminants, comme le cours de l’obligation d’Etat à 10 ans (OAT) qui retrouve en juillet son niveau (déjà très bas) de décembre 2016.

Les ménages qui souhaitent acheter un logement ont donc tout intérêt à contracter un crédit immobilier. La période est également favorable à ceux qui, déjà endettés, souhaitent renégocier leur taux à la baisse pour diminuer le montant de leurs mensualités ou raccourcir la durée de leur remboursement.

Les banques gèlent le dossier

Dans son étude, l’UFC-Que Choisir reconnait que cette bonne conjoncture du marché de l’emprunt permet aux consommateurs de « réaliser de substantielles économies ». A condition que l’opération aboutisse rapidement. Or, c’est loin d’être le cas : l’association affirme avoir été saisie depuis 2010 « de 2 700 dossiers litigieux relatifs aux crédits immobilier, dont un tiers concerne des renégociations ». Après en avoir étudié près de 500, le président de l’UFC révèle que la plupart de ces différends (23%) sont consécutifs à une série de manœuvres visant à retarder l’examen du dossier. Dans 9% des cas observés, les banques font miroiter à leurs clients une remise d’intérêts sur le crédit en cours, qu’elles ne lui appliquent finalement jamais. D’autres agences font la sourde oreille et ne répondent tout simplement pas aux demandes de renégociation (4%) dans le seul but de jouer la montre.

Le problème se pose avec acuité à l’occasion d’un rachat de crédit : l’emprunteur qui change de banque doit obtenir de son établissement d’origine un décompte de remboursement, tableau récapitulatif qui mentionne la part de la dette à recouvrer avant l’échéance, le taux d’intérêt initial, la durée résiduelle du financement, le coût de l’assurance emprunteur et le montant des éventuelles indemnités de remboursement anticipé (IRA).

Gagner du temps avec un courtier

D’après UFC, certaines banques, « bien conscientes que le temps joue en leur faveur », tardent à envoyer ce document pourtant nécessaire au déblocage des fonds. L’association ajoute qu’une « réaménagement de taux est d’autant plus rentable pour le client qu’elle est effectuée rapidement ». Constat qu’elle illustre d’un exemple concret :

Prenez une crédit d’un montant de 218 000 euros conclu le 1er juin 2014 au taux de 3%. Son rachat par une autre banque est prévu deux ans plus tard au taux de 1,6%, soit le 1er juin 2016. Finalement le nouveau contrat prend du retard et n’est souscrit que le 1er avril 2017, à 1,5%. « Compte tenu du paiement en priorité des intérêts, ce report prive l’emprunteur d’un gain potentiel de 820 euros » a calculé UFC.

La rapidité d’exécution est donc essentielle dans ce type d’opération. D’où l’avantage de recourir à un courtier en crédit immobilier doté de l’expérience de la force de persuasion suffisantes pour peser dans les négociations et s’engager en conséquence sur des délais courts et précis. Lors d’un rachat de prêt, ce professionnel sera capable de ficeler le dossier de son client en un temps record et de mettre la pression sur les banques afin qu’elles tiennent leurs engagements à son égard.