Les taux négociés depuis le début de l’été  par Prêt Partners ralentissent encore par rapport à mai.

Perceptible depuis l’hiver dernier, le ralentissement du coût du crédit s’est confirmé au printemps et semble se poursuivre en ce début d’été. D’après une série de pointages effectués sur la période juin/juillet, les meilleurs taux négociés  par Prêt Partners  auprès des banques reculent légèrement par rapport au précédent baromètre, de 0,73% à 0,55% pour un emprunt échelonné sur dix ans, de 0,99% à 0,78% sur quinze ans, d’1,18% à 1,15% sur vingt ans, et d’1,42% à 1,37% sur vingt-cinq ans. Des valeurs, inférieures pour certaines, à leur niveau de l’été 2016, époque où le coût du crédit avait atteint un point bas historique (0,90% d’intérêts sur dix ans, 1,10% sur quinze, 1,34% sur vingt, 1,49% sur vingt-cinq, indiquait la grille de performance publiée il y a près de deux ans par Prêt Partners, courtier à Angers, Nantes, Saint-Nazaire, Savenay, Cholet et Saumur.

Le crédit bon marché

Il est vrai, qu’entre-temps, les prix immobiliers ont progressé, surtout dans les grandes villes où la hausse s’était amorcée dès le troisième trimestre 2015. Si cette inflation tend à ralentir depuis le début de l’année, les banques françaises n’en continuent pas moins à proposer des financements attractifs pour soutenir le marché et consolider leurs marges. L’environnement macro-économique les y incite : le cours des emprunts publics (OAT 10 ans, Obligations Assimilables du Trésor), indice qui sert de référence aux banques pour fixer leurs taux, a perdu 0,20 point en un mois pour tomber, le 12 juillet dernier, à 0,61%, loin de la barre du 1% que ce même curseur avait franchi en février 2018.

Cette baisse des rendements obligataires  s’explique, entre autres facteurs,  par la politique monétaire conduite à l’échelle de la zone euro par la banque centrale de Francfort qui agit sur deux leviers pour alimenter l’inflation et accroître le volume de liquidités : en maintenant ses principaux taux directeur à 0% d’une part et en rachetant, de l’autre, de la dette souveraine auprès des Etats membres de l’UE. Sur le terrain, la conjonction de ces deux stratégies complémentaires pèse sur le coût du crédit et encourage les établissements prêteurs à accorder des solutions de financement avantageuses aux ménages et aux entreprises.

Bonne nouvelle pour les ménages concernés : ces circonstances favorables sont appelées à durer au cours des prochains mois, au moins jusqu’en octobre ou novembre, échéance à laquelle la BCE devrait réduire son programme mensuel de rachat d’actifs de 30 à 15 milliards. Prélude à un redémarrage en douceur des taux immobiliers pour 2019 ? C’est encore trop tôt pour le dire. En attendant, de belles opportunités d’achat sont à saisir.