Taux immobiliers : c’est le moment d’acheter ou…de renégocier son crédit !

Après l’attentisme relatif du début d’année, les banques ont de nouveau desserré leurs taux d’emprunt en février. Une tendance confirmée en Anjou et en Loire-Atlantique par le dernier baromètre mensuel du courtier Prêt Partners.

Annoncée de longue date, la remontée progressive du coût du crédit immobilier ne se concrétise toujours pas dans les grandes courbes établies au niveau national : Mieux, les indices de référence les plus récents, mesurés par l’Observatoire du Crédit Logement CSA, s’orientent de nouveau à la baisse en février, affichant un taux moyen d’1,44% (après 1,45% en janvier) quelle que soit le durée du contrat négocié.

Localement, le baromètre de performance de Prêt Partners, courtier à Angers, Cholet, Nantes et Saint-Nazaire, reflète cette conjoncture générale, marquée par un assouplissement des conditions d’accès au crédit dans un contexte de hausse des prix sur les gros marchés urbains (métropoles), doublé d’une concurrence accrue entre les établissements bancaires qui influe positivement sur la compétitivité de leurs offres d’emprunt destinées aux particuliers.

Ainsi, les contrats les plus attractifs négociés en février par les équipes de Prêt Partners présentent tous des niveaux d’intérêts inférieurs à 1,50% : sur 20 ans – l’échéance de remboursement sur laquelle les ménages s’engagent le plus souvent – le meilleur taux obtenu par le courtier s’établit à 1,34% (voire 1,05% pour les excellents profils qui présentent les garanties les plus solides). Sur une durée plus courte (15 ans), la valeur la plus performante du baromètre se stabilise à 1,19%. Elle se replie assez nettement en revanche sur 12 ans (0,86%, après 1% en janvier) et se maintient à 0,85% sur 10 ans. A l’autre extrémité de l’échelle, un crédit plus long (25 ans) donne lieu, dans les cas les plus favorables, à une facturation d’1,58% (- 10 points de base sur un mois).

Proche des records de 2016

Comment analyser ces résultats ? Indépendamment d’autres paramètres qui ont beaucoup évolué depuis deux ans, comme les prix du logement dans les zones urbaines, le rythme global de l’inflation et la durée des emprunts, les coefficients compilés dans la grille de février 2019 apparaissent, en valeur, très proches des précédents records enregistrés à l’automne 2016 (0,85% contre 0,90% sur dix ans, 1,34% contre 1,32% sur vingt ans, 1,58% contre…2,30% sur vingt-cinq ans). Des taux qui résonnent comme autant de bonnes opportunités offertes aux candidats d’investir ou de renégocier un crédit en cours de remboursement.

Les occasions sont d’autant plus intéressantes à saisir qu’aucun signal macro-économique ne semble en mesure d’enrayer cette dynamique positive : le cours de l’OAT 10 ans (Obligation Assimilable du Trésor), qui sert d’indicateur aux banques dans la fixation de leurs tarifs, reste inférieur à 0,50% et la banque centrale Européenne maintient au plancher ses principaux taux directeurs et n’envisage pas de les remonter à court et moyen terme.