La réduction d’impôt Valls en discussion cette semaine au Parlement

La réduction d’impôt promise aux contribuables les plus modestes prend forme, et sera discuter cette semaine au Parlement. Cette  »réduction d’impôt Valls » va coûter au budget de l’état plus de 1.1 milliard d’euros, et c’est 3.7 millions de foyers fiscaux qui devraient en profiter.

Presque 2 millions de foyer fiscaux deviendront non imposables au titre de l’impôt sur le revenu

Plus exactement 1,9 millions de foyers fiscaux devraient devenir (ou-redevenir) non imposable d’après le gouvernement, et ce dès la fin de cet été puisque cette mesure (si elle est adoptée conformément au projet du gouvernement) devrait faire ressentir ces effets sur les prochains avis d’impositions que les contribuables recevront à partir d’août-septembre de cette année. 

Si cette mesure a vocation a être prorogée à l’avenir, elle le sera dans la loi de finances 2015 et donc ne fera pas l’objet d’une mesure particulière comme pour cette année 2014.

La réduction devrait s’élever à 350 euros pour un célibataire et à 700 euros pour un couple soumis à imposition commune.

Seuls les contribuables avec un revenu inférieur ou égal à l’équivalent de 1,1 SMIC pourront bénéficier de cette réduction, c’est à dire pas plus de 13.795 euros de revenu fiscal de référence (RFR) pour un célibataire, et 27.590 euros pour un couple. Il faudra rajouter 3.536 euros (l’équivalent de 0,28 SMIC) à ces sommes par demi-part de quotient familial des personnes à charge.

Cette mesure devrait au final donner un coup de pouce aux contribuables les plus modestes, en sachant qu’un foyer fiscal sur 2 n’est pas soumis à l’impôt sur le revenu actuellement en France. Cette attention est louable et va dans le bon sens, mais le gouvernement devra bien rattraper ce manque à gagner fiscal pour tenir ses engagements de réduction de dépenses publiques.

Il est également regrettable que le logement ne fasse pas parti des propriétés du gouvernement actuel, afin d’aider plus de contribuables à devenir propriétaire de leurs logements, car cela reste tout de même la meilleure façon de préparer sa retraite et de compenser en partie la baisse de revenus subie lors de la cessation d’activité.