Quels financements pour les entreprises ?

Le courtier en crédit sert également d’intermédiaire entre les banques et les entrepreneurs déjà installés ou en phase de création. Son rôle ? Accompagner le dirigeant dans son projet d’investissement et l’orienter vers la solution la plus adaptée à ses besoins.

De nombreuses formules de financements sont proposées aux entreprises : l’offre, diverse en fonction des banques et de la situation économique du demandeur, va du prêt à court, moyen et long terme, jusqu’au crédit-bail, en passant par les rachats de créances. Tous ces dispositifs sont encadrés par des règles conformes à la réalité des besoins dans les entreprises.

Les facilités de trésorerie

Le crédit de trésorerie, accordé pour répondre à un besoin urgent et passager, peut se traduire par des facilités de caisse, une avance de fonds sur les propres factures de l’entreprise (affacturage), un autorisation provisoire de découvert ou un crédit de campagne destiné à couvrir le surcroît de dépenses lié à la préparation d’une activité saisonnière.

Pour éviter les décalages de trésorerie entre la vente d’une marchandise et son encaissement, l’entreprise peut négocier un escompte avec sa banque, opération qui consiste à lui céder ses effets de commerce contre le versement de la somme correspondante déduite d’un taux d’intérêt.

Le crédit-bail n’est pas un prêt d’argent au sens strict : il s’agit d’un contrat de location d’un local professionnel ou d’un équipement dont l’utilisation donne lieu au paiement d’une redevance.

En avril 2015, le prêt à la création d’entreprise délivré par bpiFrance avait été supprimé au profit d’un renforcement du dispositif de garanties des prêts bancaires pour les jeunes structures de moins de trois ans. Ce système permet de couvrir jusqu’à 70% du montant des crédits accordés en soutien à des projets de création d’entreprise, à des installations par reprise de fonds de commerce ou à l’ouverture d’une nouvelle société par une autre entreprise existante qui développe un programme d’innovation.

Un courtier pour négocier aux meilleures conditions

Chacune de ces outils de financement répond à des situations précises. Après une analyse préalable de la situation de l’entreprise concernée, un courtier en crédit saura rapidement déterminer vers quelle solution l’orienter, ce qui représente un gain de temps considérable.

Ce spécialiste fournit un accompagnement personnalisé au dirigeant, notamment dans le montage du dossier dont l’examen compte beaucoup au moment de négocier un prêt professionnel avec une banque. Son expérience et sa connaissance du marché du crédit le conduisent à utiliser les bons arguments aptes à convaincre son interlocuteur que l’entreprise candidate est pérenne.

Rappelons que pour se prémunir contre d’éventuels défauts de paiement, la banque conditionne le déblocage du prêt à la présentation d’une série de garanties, soit personnelles s’il s’agit de garanties de paiement issues d’un tiers (caution), soit réelles si elles portent sur des biens mobiliers (gage sans dépossession ou nantissement) ou immobiliers (hypothèque).