Encore plus de Prêt à Taux Zéro à partir d’octobre prochain… 2ième partie

Dans les décrets d’applications des nouveautés concernant le Prêt à Taux Zéro (PTZ) publié par le Ministère du Logement, les modalités de remboursement du PTZ sont également modifiées.

Plus de différés pour les remboursements du PTZ

Les 5 profils existants demeurent, mais les modalités de remboursements sont modifiés même si les durées totales de remboursements restent identiques (25 ans pour les profils 1 et 2, 20 ans pour le profil 3, 16 ans et 12 ans, ensuite).

Ce sont les périodes de différé qui sont modifiées et allongées en passant de 5 à 7 ans pour le profil 2 et le profil 3 bénéficiera de 5 ans de différé, et c’est une nouveauté.

Ces périodes de différé permettent un gain pour l’emprunteur car cela lui permet de rembourser plus vite son prêt principal sur lequel il paie le plus d’intérêts d’emprunts. Les simulations de prêts montrent très clairement l’économie réalisée grâce aux différés de PTZ car l’emprunteur rembourse plus vite du capital les premières années, et donc paie moins d’intérêts d’emprunts au final.

Applications des nouveautés du PTZ

Les nouvelles mesures du PTZ s’appliqueront aux offres de prêts éditées après le 1er octobre prochain, c’est à dire très rapidement.

Le ministère du logement et de l’égalité des territoires souhaite par ces modifications une forte progression de la production de PTZ sur la fin 2014 : il espère 29.000 nouveaux financements sur les 3 derniers mois de l’année, contre environ 28 000 au premier semestre.

Il convient de noter que la relance du PTZ sur cette fin d’année n’est possible budgétairement que par le manque de production sur ce PTZ depuis le début de l’année. Ainsi la relance de ce dispositif va permettre d’utiliser le budget initial alloué au PTZ de 895 millions d’euros, et donc n’engendrera pas de surcoût sur le budget global du pays.

Mais la réussite d’une telle disposition repose surtout sur l’impact psychologique qu’elle aura sur les primo-accédants, c’est-à-dire sur les locataires actuels qui devraient, grâce à cette mesure, s’intéresser de nouveaux à l’immobilier pour devenir propriétaire de leur future résidence principale.