L’offre préalable de crédit (OPC) est désormais obligatoire pour les crédits à la consommation; elle a pour vocation de mieux informer les emprunteurs pour éviter les situations de surendettement des particuliers. Pour ce faire, les banques et établissements financiers doivent revoir leur process en profondeur.

Plus de crédits à la consommation souscrits dans la précipitation…

Depuis début avril, le crédit à la consommation a été révolutionné par rapport à ce qui se faisait jusque là. En effet, la maître mot pour l’octroi d’un crédit à la consommation n’est plus la rapidité. Désormais, il faut laisser le temps à l’emprunteur de bien réfléchir aux conséquences de la souscription du crédit, et de le faire en toute connaissance de cause.

C’est une véritable « révolution culturelle » pour les conseillers bancaires, mais surtout les vendeurs qui proposent du crédit sur les lieux de vente directement.

La loi précise que toute opération de crédit en faveur d’un consommateur doit faire l’objet d’une offre préalable de crédit (OPC) de «manière à ce que l’emprunteur puisse apprécier la nature et la portée de l’engagement financier auquel il peut souscrire». Il n’est plus donc possible de souscrire un financement trop vite et sous la pression d’un vendeur ; le consommateur aura le temps nécessaire pour bien réfléchir à sa décision d’emprunter, ou non.

Un modèle de l’«offre préalable de crédit» (en application de la loi sur la protection du consommateur) a accompagné la publication d’un arrêté conjoint du Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique et du Ministre de l’Economie.

Les banques et les sociétés de financement ont travaillé d’arrache-pied ces dernières semaines pour pouvoir être au rendez-vous, surtout que les sanctions sont très lourdes en cas

Le non respect de la loi par les sociétés de crédits peut avoir des conséquences très lourdes. En effet, l’établissement prêteur qui octroie un financement sans adresser au client une offre préalable de crédit, perd la totalité des intérêts du prêt, et devrait même restituer les intérêts perçus à l’emprunteur le cas échéant. Il n’aurait donc droit qu’à récupérer le capital prêté selon le plan de financement initial.

La transparence pour les emprunteurs

Les conseillers en financement Prêt Partners, courtier en crédit immobilier, financement professionnel et rachat de crédits se félicitent que la protection des emprunteurs soit ainsi renforcée.

En effet, toutes les conditions du financement sont connues de l’emprunteur : montant net d’intérêts, montant avec intérêts, nombre d’échéances, périodicité, montant par échéance, taux effectif global (TEG), montant des intérêts, frais de dossier, conditions de remboursement par anticipation, intérêts de retard etc.

Ces mesures, ainsi que le délai de sept jours de retractation, permettront de lutter contre le mal-endettement des ménages qui peut conduire trop souvent à des situations critiques où la restructuration des dettes n’est malheureusement plus possible.