Plafonnement des frais bancaires liés aux découverts pour les plus fragiles

 

Le Sénat a renforcé, en fin de semaine dernière, le volet  »Protection des consommateurs » du projet de loi de réforme bancaire en instaurant un plafonnement des frais bancaires liés aux découverts pour les  »publics fragiles ».

L’Assemblée Nationale avait déjà prévu un plafonnement mensuel et par opération des frais bancaires liés aux découverts, et ce pour tous les consommateurs.

Deux amendements du Parti Socialiste ont été votés dont l’un prévoit que  »les personnes en situation de fragilités financières » bénéficient  »d’un plafond plus bas que les autres ».

Le second amendement prévoit que les banques devront avoir une offre spécifique aux personnes fragiles financièrement  comprenant  »au moins deux chèques de banques par mois » . Les commissions facturées pour laisser passer un chèque et /ou un prélèvement qui aurait du être rejeté (ce qui peut conduire à une interdiction bancaire) sera fixé par décret par le ministre, après une phase de concertation entre les associations de consommateurs et les établissements bancaires.

Les conseillers Prêt Partners, courtier en prêt immobilier et restructuration de crédits, constatent régulièrement que les frais liés aux découverts et aux rejets viennent encore plus dégrader les situations financières des clients aux revenus les plus modestes, et que ces prélèvements sont effectués en priorité par les banques sur les comptes de leurs clients, dès que des sommes sont déposées.

Ces pratiques, en plus de coûter très chères aux clients, ne font qu’aggraver les choses et  »enfoncent » encore plus les personnes les plus faibles qui n’ont généralement pas les moyens de contester et de défendre au mieux leurs intérêts.