Selon un dernier pointage effectué par l’APIC (Association Professionnelle des Intermédiaires en Crédits), la part des crédits immobiliers négociés  par les courtiers atteint désormais 35% du volume de production. Un niveau qui a progressé de 20 points en l’espace d’une décennie. Pourquoi ?

La cote du courtier en crédit immobilier est à la hausse. D’après un bilan dressé  en juillet dernier par la principale fédération professionnelle du secteur, cet intermédiaire certifié, qui occupe une place stratégique entre l’offre et la demande de prêts à l’habitat afin de négocier les taux d’intérêts les plus compétitifs possible, est de plus en plus sollicité par les particuliers désireux de s’appuyer sur des professionnels qualifiés pour accélérer leur projet d’achat et peser dans le processus de discussion mené auprès des banques.

Selon l’Apic, (Association  Professionnelle des Intermédiaires en Crédits), les parts de marché détenus par les courtiers en crédit immobilier dans le volume de production des financements dédiés à l’acquisition de logements neuf ou anciens, atteint désormais 35%, contre 15% dix ans plus tôt. Autrement dit, les courtiers interviennent aujourd’hui dans un peu plus du tiers des crédits immobiliers débloqués en France.

Deux fois plus de demandes de prêts

Ce regain d’intérêt se reflète également dans des chiffres récents publiés par l’Orias* , instance officielle qui procède à l’homologation de ces intermédiaires soumis depuis 2013 à des exigences réglementaires destinées à accroître la transparence du secteur et sécuriser ses relations avec la clientèle: à la fin de l’année dernière, le registre de l’organisme comptait 6 669 enseignes de courtage en crédit immobilier, un effectif  en nette augmentation sur un an (+5,6%), et plus encore depuis 2015 (près de +30%), époque à laquelle le courbe des taux avait amorcé une baisse significative, qui se poursuit en 2019 (voir le dernier baromètre de Prêt Partners, courtier à Angers, Saumur, Cholet, Nantes et Saint-Nazaire). D’après l’Orias, ces experts de la négociation accompagnent aujourd’hui deux fois plus de demandes de prêts qu’à la fin des années 2000.

En France, la marge de progression du secteur est encore forte : son taux de pénétration actuel (35%), bien qu’en nette amélioration, reste inférieure à celui qui est observé dans le nord de l’Europe, surtout au Royaume-Uni (75%), en Irlande et aux Pays Bas (55%).

L’impact des courtiers ne se limite d’ailleurs pas au crédit immobilier stricto sensu : la solidité de leurs argumentaires et la diversité de leur carnet d’adresse les amènent aussi à démarcher leurs partenaires afin d’obtenir d’eux  une assurance de prêt moins chère et accroître la solvabilité des ménages emprunteurs dont les garanties sont modestes.

*Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance