La loi Hamon a enfin été adoptée, et va amener bien des changements sur les crédits à la consommation, et sur la protection des emprunteurs, afin de lutter encore plus largement sur le malendettement et limiter le surrendettement.

Prévenir le surrendettement, plutôt que guérir…

Le Ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire, Benoît Hamon, a souhaité légiférer d’avantage sur la distribution des crédits consommation et des crédits renouvelables distribués sur le lieu de vente et dans la vente à distance, afin de compléter la loi Lagarde existante.

La loi Hamon va obliger les établissements prêteurs à présenter une possibilité de crédit amortissable pour les crédits vraissemblablement supérieurs à 1 000 euros (seuil qui sera précisé par décret), et donc ce n’est plus une alternative que de passer par un prêt amortissable, mais une obligation.

Le proposant du financement devra donc permettre la comparaison de façon claire le fonctionnement, le coût et les modalités d’amortissement des deux crédits proposés selon au moins deux hypothèses de délai de remboursement ». Les modalités de présentation et le seuil définitif seront précisés dans le décret d’application, et seront en vigueur 9 mois après, donc courant 2015 au plus tôt.

La conséquence : toujours moins de credits renouvelables, vers la fin des revolvings.’

Pour Prêt Partners (courtier en prêt immobilier et restructuration de crédits), ces mesures vont dans le bon sens et vont permettre de limiter le recours aux crédits à la consommations, et aux crédits renouvelables qui restent chers en terme de taux d’intérêts et qui mènent bien souvent à des situations de surrendettement inextricables.

En effet, dans l’activité de restructurations de crédits, il n’est pas rare de se retrouver face à des situations dans lesquelles plus rien n’est possible pour diminuer l’endettement des emprunteurs; ces derniers ayant obtenus des financements trop facilement et des crédits trop honéreux qui ne leur permettent plus de faire face à leurs échéances.