Les locations avec option d’achat dopent le crédit à la consommation

Les derniers chiffres communiqués par l’ASF (regroupement des établissements spécialisés en crédit à la consommation) révèlent que les crédits à la consommation ont progressé de 2,2% au premier trimestre, par rapport à la même période 2014.

8,4 milliards d’euros de nouveaux crédits à la consommation

Ce sont 8,4 milliards d’euros de nouveaux crédits à la consommation sur les 3 premiers mois 2015 qui ont été délivrés, et ceci est dû en quasi totalité à la forte progression des locations avec option d’achat (LOA) de véhicules automobiles.

C’est en effet une progression +50,2% sur un an pour 844 millions d’euros, qui fait dire à  l’ASF que le marché des LOA pour le financement d’automobiles neuves a explosé. Ces financements « contribuent à elles seules pour 3,4% à la croissance d’ensemble, les autres secteurs amputant cet apport de -1,2% ».

Pour le reste de la production de crédits à la consommation, c’est une baisse de 8,1% à 0,71 milliard d’euros. « Pour la première fois depuis la fin des années 80, le montant des financements par LOA est redevenu supérieur à celui des crédits classiques, » annonce l’ASF.

Le crédit consommation à la peine

Les financements de biens d’équipement du foyer (+1,5% à 656 millions d’euros), d’automobiles d’occasion (+4,9% à 743 millions) et les prêts personnels (+1,1% à 2,8 milliards d’euros) sont tout de même en progression, légère mais progression quand même.

L’ASF rappelle qu’ « à fin mars la production cumulée des quatre derniers trimestres demeure encore inférieure de près de -22% par rapport au point haut atteint à l’été 2008 ».

La plus forte baisse est enregistrée par les crédits renouvelables, les revolving, qui diminuent de 5,5% sur un an et enregistre le 26e trimestre consécutif de baisse.

Prêt Partners, courtier en prêt immobilier et rachat de crédits, voit d’un très bon oeil que les crédits revolving soient en baisse, et ce de manière continue depuis plusieurs années. Que ce soit par la loi Lagarde puis par la loi Hamon, le législateur a augmenté la protection du consommateur et son information avant de souscrire un crédit à la consommation.

Il a surtout a permis de réduire les taux des crédits revolving  »réserve d’argent » qui avait atteint des taux scandaleux à plus de 20%, ce qui a conduit nombre de ménage dans des situations de surendettement.