Le lent redressement du marché du logement neuf sur la région angevine

Suite à la forte baisse de l’année 2013, une légère amélioration du marché du logement neuf semble se confirmer dans le Pays d’Angers, d’après les données du dernier observatoire OLOMA (Observatoire du logement de la métropole atlantique, dont 17 promoteurs sont actifs sur la région angevine).

Une progression de 18% en 2014 par rapport à l’année précédente

En 2014, ce sont 491 logements qui se sont vendus sur le territoire angevin, soit une progression de 18% par rapport à 2013. 

Cette amélioration provient autant des acquisitions par des propriétaires occupants, que des investisseurs (qui représentent 36% des acheteurs).

Bien sûr, le niveau d’activité reste bien plus faible que les années précédentes, durant lesquelles il était enregistré en moyenne 785 ventes par an entre 2009 et 2011.

Par contre, les stocks de logements à vendre restent stables, avec 821 unités, avec un délai moyen de vente de 20 mois, contre 24 mois en 2013.

79% de l’offre est composée de T2 et T3, contre seulement 14% au T4 et plus.

En effet, ce sont plutôt des petits appartements qui sont à vendre sur la région angevine, et il manque de grandes surfaces sur le marché du neuf.

Le prix moyen du m² dans le neuf à Angers s’établit à 3 140 euros, mais des lots à moins de 2 700 euros du m² (hors stationnement) représentent tout de même 40% des ventes en volume.

Force est de constater que ces statistiques montrent que cette année 2014 commence sous des meilleures hospices que 2013, avec le retour des investisseurs grâce aux améliorations apportées par la loi Pinel par rapport à la précédente loi Duflot.

Le remaniement du Prêt à Taux Zéro (PTZ) va aussi permettre aux primo-accédants de revenir sur le marché du neuf, d’après les conseillers en financement de Prêt Partners, courtier en prêt immobilier et restructuration de crédits.

En effet, les premières simulations de financement avec les nouveaux barèmes PTZ 2014 montrent que les enveloppes financées à 0% sont plus importantes que par le passé, et surtout avec des différés de remboursement plus longs, ce qui favorisent le futur propriétaire et augmente les capacités d’emprunt au final.