Selon une étude réalisée par la Crédit Foncier, la moitié des acquisitions de logement recensées en 2015 ont été accompagnés de dispositifs subventionnés par l’Etat, comme le prêt à taux zéro (PTZ) ou le prêt à l’accession sociale (PAS).

Chaque année, les ménages qui deviennent propriétaires de leur logement ont très largement recours aux prêts subventionnés par l’Etat. Selon une étude récemment publiée par le Crédit Foncier, la moitié des acquisitions réalisées dans le neuf en 2015 ont fait intervenir deux des principaux dispositifs d’aide proposées aux primo-accédants qui disposent de revenus modestes. 72 221 projets ont ainsi été financés par le prêt à taux zéro (PTZ), et 58 800 par le prêt à l’accession sociale (PAS).

Les avantages du PTZ

Le premier propose de financer, sans versement d’intérêts à la charge de l’emprunteur, jusqu’à 40% du montant d’un achat immobilier dans le neuf, avantage qui a été étendu aux logements anciens en 2015 à condition d’y engager des travaux estimés à 25% au moins du coût total de l’acquisition (soit, par exemple, 45 000 € de rénovation dans une maison vendue au prix de 180 000 euros).
Le second, octroyé comme le précédent sous conditions de ressources, est un crédit à taux préférentiel (2,60% maximum en fixe sur 12 ans, 2,80% jusqu’à 15 ans, 2,95% jusqu’à 20 ans et 3,05% au-delà). Y sont éligibles l’achat ou la construction d’un logement neuf, l’acquisition d’un bien ancien (de plus de cinq ans) ou la réalisation de travaux de rénovation d’une facture minimale de 4 000 euros. 

Des frais minorés avec le PAS

L’autre avantage du PAS réside dans la minoration des charges annexes : à l’ouverture du crédit, les frais de dossiers sont plafonnés à 500 euros, la taxe de publicité foncière ne s’applique pas sur l’inscription hypothécaire et les appointements du notaire sont réduits par rapport à ceux qu’il perçoit sur les contrats de prêt classiques.
 
Lors de l’examen de votre demande de prêt,  un courtier immobilier vérifiera systématiquement si vous pouvez bénéficier d’un PAS ou d’un PTZ, et même s’il est possible de cumuler les deux.
 
L’an dernier, l’extension à l’ensemble des territoires du prêt à taux zéro applicable dans le parc ancien a fait exploser la demande : ce type de financement, conditionné, on l’a vu, à la réalisation de travaux, a très largement boosté la demande sur le marché immobilier. La tendance s’est d’ailleurs confirmée en 2016 : selon des sources bancaires citées par l’AFP, 20% des PTZ distribués cette année accompagnaient des projets d’investissement dans le secteur ancien, une proportion qui ne dépassait pas 2 ou 3% du total en 2015.