Immobilier : les taux toujours favorables aux acheteurs (1,32% sur 20 ans)

Malgré la  légère remontée des taux d’emprunt  en novembre, le financement des projets immobiliers se négocie  à des conditions toujours aussi avantageuses, indique le courtier en crédit Prêt Partners.

Pour la première fois depuis dix mois, les taux de crédit immobilier se sont réorientés à la hausse, signe qu’une nouvelle tendance est en train de s’amorcer sur le marché.  Reste à savoir à quel rythme cette évolution se poursuivra dans les prochains mois. Pour l’heure, on semble bien assister à un redémarrage, mais en douceur.

Crédit inférieur à 1% sur dix ans

Dans son baromètre de novembre, réalisé à partir des meilleures propositions négociées pour leurs clients ainsi que de données recueillies auprès de ses partenaires bancaires, le courtier en crédit Prêt Partners confirme qu’avec « une légère correction  par rapport à octobre,  la baisse des taux semble terminée ». Il note toutefois que ses six agences réparties en Région Pays de la Loire (Nantes, Saint-Nazaire, Savenay, Angers, Cholet, Saumur) ont, ce mois-ci, encore négocié pour leurs clients  des niveaux de remboursement « inférieurs à 1% sur dix ans, et de l’ordre d’1,30% sur 20 ans en taux fixe » (voir infographie). Des moyennes à peu près équivalentes à  celles, déjà très basses, qui furent observées en septembre dernier (0,90% sur dix ans et 1,34% sur une échéance à vingt ans). Le contexte global reste donc très propice à l’achat. Mécaniquement, il est tout aussi favorable aux propriétaires qui souhaitent renégocier un prêt immobilier, voire le re-renégocier.

La hausse des taux devrait être très limitée

On ignore encore si l’inversion de la courbe observée en novembre sera durable. Mais plusieurs indices portent à croire qu’il s’agit d’un mouvement de fond. Une principale raison à cela : le rebond (+0,5%) de l’OAT 10 ans, obligations assimilables du Trésor dont la valeur sert de repaire aux banques pour fixer les taux long terme. L’autre explication tient aux changements de politique monétaires engagées par les banques centrales américaine et européenne qui n’excluent pas de relever leurs taux directeurs respectifs pour contenir les prémices d’une poussée inflationniste.

Nombreux sont les professionnels à estimer que la remontée des taux, dans l’hypothèse où elle devait se confirmer,  sera lente et n’aura pas d’incidence majeure sur le marché immobilier ni sur la solvabilité des emprunteurs.