C’est la somme moyenne que les ménages français empruntent pour s’offrir un bien immobilier. Un niveau en hausse de +8%, le tout sur une durée de remboursement qui tend à s’allonger (19,5 ans, après 19,1 en 2016).

Quel bilan tirer de l’emprunt immobilier ? Un courtier établi à l’échelle nationale livre quelques chiffres clé qui permettent de saisir l’évolution du marché sur un an et d’en dessiner les perspectives en 2018.

Le montant du crédit progresse

En moyenne, les français s’endettent à hauteur de 216 633 euros pour s’offrir un logement. Ce montant a crû d’environ 17 000 euros par rapport à 2016, et de 35 000 euros depuis 2015, une période de trois ans au cours de laquelle les taux d’intérêts se sont repliés d’environ 0,80%. Plus qu’à l’augmentation des prix immobiliers, la hausse continue du niveau d’investissement consenti (+20% environ) correspond à la baisse, concomitante, du coût de l’emprunt qui permet d’amortir un emprunt plus élevé (calculer son crédit ici).

Une transaction moyenne à 230 000 euros

Là aussi, la valeur de l’achat s’accroît par rapport à 2016, de 10 000 euros environ, soit +4,5%. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte global d’inflation qui s’est confirmé l’an dernier sur le marché du logement, surtout dans les métropoles régionales et certaines grandes agglomérations. Toutefois, il serait faux de parler de flambée générale : à Angers et Nantes, la progression des prix, évaluée sur douze mois à respectivement +4,2% et +5,3% par le baromètre MeilleursAgents (au 1er décembre 2017, en net vendeur hors frais d’agence et notaires), a été beaucoup moins brutale qu’à Bordeaux (+16,4%). De même, en termes de budget immobilier, une réelle disparité se manifeste d’un territoire à l’autre : entre Normandie et Ile-de-France par exemple, le montant de la transaction moyenne va quasiment du simple au double, 160 000 euros pour la première et 300 000 euros pour la seconde, très au-dessus de la valeur retenue à l’échelle du pays (230 000 euros).

Le primo-accédant rajeunit

Les ménages qui tentent aujourd’hui d’acquérir leur première résidence principale sont des jeunes trentenaires (33,2 ans). Les primo-accédants de 2017 gagnent un an par rapport à leurs « aînés » de 2016 (32,2) et s’endettent sur une période longue de 20,4 ans. Leur apport moyen s’élève à 13 580 euros, montant inférieur à celui mesuré pour l’ensemble des catégories d’emprunteurs (14 234 euros, contre 20 729 euros un an plus tôt). Tous âges confondus, la durée moyenne des prêts s’allonge encore à 19,5 ans, après 19,1 l’an dernier et 18,9 en 2015.