L’outil de financement préféré des primo-accédant continuera à s’appliquer mais avec un mécanisme à plusieurs vitesses et dans un périmètre réduit aux territoires où le marché immobilier est le plus tendu.

Comme le dispositif Pinel, le prêt à taux zéro, délivré sous conditions de ressources aux ménages qui se lancent dans l’achat de leur premier logement, est reconduit pour quatre ans. Son champ d’application se trouvera toutefois notablement réduit.

Un PTZ à 20 ou 40%

Les territoires où le marché immobilier est le plus à l’équilibre, vont progressivement perdre leur éligibilité au dispositif selon un calendrier qui a été établi par la réforme « Stratégie Logement » présentée fin septembre par le ministre en charge de la Cohésion des Territoires Jacques Mézard : en zones B2 et C (les communes rurales et les villes moyennes de moins de 250 000 habitants), le PTZ appliqué au neuf sera maintenu encore deux ans, soit jusqu’au 31 décembre 2019, mais avec un effet réduit : le montant des prêts accordés n’atteindra plus le plafond de 40% appliqué depuis 2016, la quotité retenue, c’est-à-dire la part de financement exonérée d’intérêts sur le prix d’achat du bien, étant ramenée à 20%.

Dans les grandes métropoles (plus de 250 000 habitants) et les zones urbaines marquées par une insuffisance d’offres immobilières par rapport à la demande (Paris et sa banlieue, la Corse et certaines communes touristiques du littoral) l’aide est maintenue telle quelle, avec une couverture équivalente à celle qui prévaut depuis deux ans (40%). En Pays de la Loire, Saint-Nazaire, Nantes et son agglomération ne sont donc pas impactés par la réforme, à l’inverse du Mans ou d’Angers.

Le PTZ partiellement renouvelé dans l’ancien

Les territoires ruraux et les villes moyennes n’ont toutefois pas tout perdu. D’abord parce qu’il reste encore deux mois pour profiter à plein du PTZ dans sa configuration actuelle. Ensuite, il faut rappeler qu’en janvier 2016, le prêt bonifié avait été élargi au parc ancien à condition que les acquéreurs y investissent dans des travaux à hauteur de 25% du coût total de l’opération. Or, cet avantage est reconduit pour les seuls secteurs B2 et C, non pour les trois premiers (A, A bis, B1) qui concentrent donc l’intégralité du bénéfice du prêt à taux zéro réservé aux logements neufs (achevés ou refaits depuis moins de cinq ans).

Pour l’heure, dans chaque territoire concerné, les modalités d’accès au dispositif ne changent pas : le candidat doit être en mesure de certifier qu’il « n’a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant le prêt » et être en conformité avec les plafonds de revenus fixés par la Loi.