Immobilier : Plus de la moitié des acquéreurs sont primo-accédants

La stabilisation des taux d’emprunt encourage les ménages à investir pour devenir propriétaires de leur logement.

La perspective d’un renchérissement du crédit et la crainte d’une remontée des prix immobiliers avaient refroidi les ardeurs des candidats à la propriété au printemps dernier. Mais le mouvement semble s’être inversé cet été à la faveur d’une stabilisation des taux à des niveaux encore très bas (1,55% en moyenne, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA). De 42,4% il y a deux mois, la part des primo-accédants dans le total des acquéreurs est passée à 55% des achats en juillet dernier chez un courtier en crédit immobilier établi à l’échelle nationale*.

Regain de confiance des ménages

Cette progression, d’autant plus remarquable qu’elle fait suite à un fléchissement de près de deux points entre avril et juin derniers, reflète le regain de confiance des candidats à la propriété, encouragés par un marché favorable où les opportunités d’acquérir sa première résidence principale sont importantes.

Cette bonne conjoncture se manifeste par un pouvoir d’achat immobilier accru : ainsi, le montant des fonds prêtés sur 236 mois, soit 19,5 ans – la durée de référence actuelle du contrat de crédit en France – s’élevait en moyenne à 208 150 euros en juillet, contre 197 893 euros en juin. Un gain de 5% qui traduit moins une hausse des ressources des foyers concernés qu’une amplification de l’effort consenti pour emprunter : l’acquisition d’un bien immobilier représentait en juillet 4,66 années de revenus, contre 4,54 en juin.

Pour info, chez l’ensemble des accédants, le montant moyen d’un prêt se chiffre aujourd’hui à environ 214.000 euros, un capital équivalent à 4,79 années de revenus. Rappelons que différents dispositifs de financement publics existent pour aider les ménages à devenir propriétaires : citons notamment le prêt à taux zéro renouvelé en 2017, le prêt Action Logement ou encore la TVA réduite à 5,5% appliquée sur les achats de logements en zones dites ANRU (Agence nationale pour la Rénovation Urbaine).

*36% des transactions réalisées par cette enseigne portaient sur l’achat d’une résidence principale par des acquéreurs qui étaient déjà propriétaires auparavant, 6% sur des résidences locatives et 3% sur d’autres types de biens immobiliers (résidences secondaires, commerces).