Selon plusieurs données très précises exploitées par le comparateur de prix Gridky, l’impact négatif de la crise sanitaire sur la rentabilité des investissements locatifs réalisés dans le neuf à Angers pourrait être « nul ».

En novembre 2019, soit trois mois avant la crise économique déclenchée par l’épidémie de coronavirus, la capitale du Maine-et-Loire affichait déjà le rendement locatif le plus intéressant de France, avec un taux estimé à l’époque par la spécialiste des annonces seloger.com à 5,8%, un résultat supérieur à ses deux « voisins », au moins comparables en rayonnement et population, Nantes (4,1%) et Rennes (4,3%). Qu’en est-il après la période de confinement qui, de mars à mai 2020, a littéralement bloqué l’offre et la demande et paralysé le marché, au risque de faire craindre aux investisseurs un repli des valeurs immobilières ?

Les taux de crédit toujours compétitifs

A en croire l’analyse très pointue réalisée après le 11 mai par un comparateur de prix Gridky, les effets de la crise sur ce type d’opérations ne devraient guère se faire sentir à Angers. Mieux, le chef-lieu du 49 reste, parmi les 300 villes scrutées par la start-up, le marché à privilégier pour qui souhaite profiter des conditions de financement actuelles -toujours attractives malgré la remontée des indices en mai – afin d’acquérir un logement neuf à louer (le meilleur taux d’intérêt s’établit encore autour de 1%, voire moins, pour les profils les plus solides qui empruntent sur des durées réduites, de 7 à 15 ans).

La finesse de l’étude repose sur l’exploitation de données complémentaires dont le croisement permet d’aboutir à une synthèse des objectifs recherchés par les investisseurs immobiliers :  cinq critères généraux ont été retenus dans le calcul d’une note globale  à laquelle Gridky a intégré un sixième paramètre lié aux conséquences éventuelles de la situation sanitaire sur l’économie du territoire (le niveau de chômage partiel par exemple) et les dommages sociaux induits sur la demande.

La rentabilité locative du bien représentent 30% de l’évaluation, et l’assurance -pour le bailleur, de trouver rapidement preneur (sans risque de « carence prolongée, faute de candidats) et la garantie de percevoir des loyers réguliers y sont prises en compte à hauteur de 25%. Viennent ensuite d’autres facteurs relatifs à l’attractivité de la ville * (20%), la facilité à céder le logement (10%) et la perspective d’en tirer une plus-value à la revente (15%).

L’addition de ces éléments combinés est favorable à Angers, classé 1ère par le comparateur en ligne dans les deux scénarios mis en parallèle : l’un antérieur à la vague épidémique, et l’autre postérieur. L’incidence du Covid-19 y est ainsi jugée « faible » et la solvabilité de la population active préservée grâce à la structure du marché local du travail qui, selon Gridky, offre notamment « de nombreux emplois publics » peu exposés au risque de chômage.

Rappelons enfin qu’Angers avait été réintégré en juillet 2019 dans le zonage éligible à la défiscalisation Pinel, un dispositif ouvert aux particuliers qui réalisent un investissement locatif.

*8 millions de données ont été décryptées par Gridky afin d’évaluer le potentiel de chaque marché locatif grâce à l’intégration de tendances démographiques, de mesures de prix immobiliers, des indicateurs d’attractivité culturelle et de performance des transports…