Immobilier : où acheter à Angers ?

D’après le dernier pointage effectué par la Chambre interdépartementale des notaires de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Sarthe, le prix moyen des appartements anciens a progressé d’environ 1% en un an sur l’ensemble de la ville d’Angers. L’inflation est plus forte encore sur le marché des maisons (+5%).

Que les ménages se rassurent : le logement angevin ne connaît pas la surchauffe de son homologue bordelais. Toutefois, le dernier rapport établi par la chambre interdépartementale des notaires de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Sarthe, et relayé par le journal 20 Minutes, confirme qu’une hausse des prix est bien engagée depuis plus d’un an sur l’ensemble du territoire urbain. Cette revalorisation de la pierre traduit d’abord une reprise du marché immobilier après le long ralentissement qui l’avait affecté après la crise financière de 2008.

Localement, ce redémarrage s’explique ensuite par des facteurs plus endogènes liés notamment à la qualité de vie régulièrement reconnue de la « Cité du Roi René »*, l’édification d’un pôle tertiaire à proximité de la gare, l’arrivée de l’école d’ingénieurs Istom en 2018 et la mise en service depuis l’été dernier de la LGV Grand Ouest qui accélère encore la connexion d’Angers à Paris et Rennes.

Ce regain d’attractivité, dont la récente organisation du Forum Mondial de l’Electronique a pu témoigner, dynamisme qui transparaît également dans la série de chantiers engagés dans la ville où la perspective d’une seconde ligne de tramway se dessine à l’horizon 2022, accompagne une remontée, encore lente et modérée, des prix de l’immobilier. Le renchérissement touche moins les appartements anciens (+1%) que les maisons (+5%) où l’offre est plus rare.

Dans l’habitat collectif, il faut débourser, par m², 1 750 euros en moyenne pour un T3, 1 800 euros pour un T2 et 2 070 euros pour un studio. En individuel, le coût médian d’un pavillon angevin s’élève, selon les notaires, à 220 000 euros (contre 145 000 euros dans le reste du Maine-et-Loire). La disparité des prix pratiqués se vérifie selon les quartiers prospectés, les plus onéreux étant, par définition, ceux où s’exerce la demande la plus forte.

Les plus chers

Le centre-ville : un appartement d’une surface moyenne de 57 m² se négocie autour de 115 000 euros, une maison de 136 m² à 315 000 euros.

A Saint-Léonard-Madeleine, où la courbe des prix est à la hausse, la Chambre des Notaires retient une valeur moyenne de 1 990 euros par m² pour un appartement.

Même tendance à Capucins-Verneau, un quartier en pleine réhabilitation urbaine, où un bien identique est évalué à 1 900/m² en moyenne.

Autre secteur bien coté, La Fayette-Eblé : il faut prévoir un budget de 1 700 euros/m² pour s’y offrir un appartement, et 293 000 euros pour s’acheter une maison d’une surface de 120 m².

A Saint-Serge, la valeur d’un logement en habitat collectif s’établit, toujours selon les notaires, à 1 720 euros le m², celle d’une maison à 218 000 euros (prix médian).

Le Lac de Maine, très prisé, reste parmi les plus chers de l’agglomération d’Angers : 257 500 euros en moyenne pour une maison.

Les moins chers

Pour les ménages qui souhaitent investir dans un appartement et passer par un courtier angevin pour souscrire un prêt immobilier avantageux, les bonnes affaires à saisir se situent dans certains quartiers périphériques où la demande est plus faible, comme Belle-Beille (1 460 euros/m²), Deux-Croix/Banchais (1 220 euros/m²) et Roseraie-Orgemont (1 080 euros/m²). C’est aussi vrai dans l’habitat individuel : 202 500 euros à La Roseraie et 165 000 euros à Deux-Croix Banchais.

Les maisons plus spacieuses avec du terrain se trouvent davantage en première couronne : à Avrillé (210 000 euros), Trélazé (185 500 euros) et surtout Les Ponts-de-Cé (170 000 euros), les offres sont plus compétitives qu’à Saint-Barthélémy d’Anjou (220 000 euros) et Beaucouzé (241 500 euros).

*Angers vient à nouveau d’être classé premier par l’Observatoire des villes vertes