Un « frémissement » sur les demandes de prêts immobiliers

Il convient de se rassurer comme on peut pour ces temps moroses, qu’une météo plus que capricieuse rend encore plus difficile à supporter.

Force est de constater que la Banque de France semble déceler, dans son dernier sondage d’opinion auprès des banques, une légère amélioration de la distribution de crédits immobiliers sur juillet.

La Banque de France déclare néanmoins que « Les banques n’observent pas de variations notables de la demande de crédits ». Ceci dit elle semble déceler une hausse des demandes de prêts immobiliers, principalement sur mai et juillet.

S’il faut trouver quelques raisons de se réjouir, ce serait plutôt sur les critères d’octroi des banques qui semblent s’assouplir quelques peu d’après le sondage de la banque centrale.

En effet, cette évolution a été perçue également par les courtiers en crédits de Prêt Partners, spécialisé dans la négociation de prêts immobiliers et restructuration de crédits. Sur ces dernières semaines, il semble que certains établissements de crédits aient revu à la baisse certains critères de sélections pour accorder un financement immobilier, comme le montant de l’apport par exemple (qui est toujours très utile et préférable pour optimiser la négociation des conditions financières des prêts immobiliers).

Ce début d’assouplissement n’est qu’un début, car on est encore bien loin des conditions d’accès au crédit qui étaient beaucoup plus faciles début 2013.

D’autant plus que ce mouvement s’accompagne d’une baisse sensible des taux d’intérêts sur toutes les durées, avec des taux fixes inférieures à 2% sur 10 ans, et inférieures à 3% sur 25 ans… du jamais vu.

Ces 2 phénomènes sont aussi à mettre en perspective avec les volumes de crédits immobiliers distribués depuis le début de l’année et qui sont globalement en retrait par rapport à l’an dernier. Certaines banques sont donc en retard sur leurs objectifs de production de crédits, et cherchent donc de nouveaux clients pour faire malgré tout suffisamment de prêt immobilier, en baissant les taux et en révisant à la baisse leurs critères d’octroi.