Les chiffres officiels montrent que les plus petites entreprises obtiennent plus difficilement un crédit bancaire. Comment lever les obstacles ?

Si les conditions d’accès au financement professionnel se sont progressivement desserrées depuis le « credit crunch » consécutif à la crise des subprimes de 2008, toutes les entreprises ne disposent pas, encore aujourd’hui, des mêmes leviers pour convaincre les organismes prêteurs de leur avancer des fonds pour investir ou pallier dans l’urgence un décalage temporaire de trésorerie.

Les obstacles restent en effet un plus compliqués à franchir pour les 3,6 millions de TPE françaises, ces structures de moins de 10 salariés dont le volume de chiffre d’affaires est inférieur à 2 millions d’euros. Cette clientèle entrepreneuriale, qui constitue 95% du tissu économique national (dont un tiers évolue sous le régime « micro ») représente pourtant un potentiel énorme pour les banques, un marché qu’une étude réalisée en 2017 par la Médiation du crédit, Deloitte et In Extenso avait estimé à 7 milliards d’euros.

Accompagnement personnalisé

Deux ans plus tard, les chiffres recueillis par la Banque de France confirment un écart assez sensible entre PME et TPE dans leur accès respectif au prêt professionnel: Les premières obtiennent à 88 % les crédits de trésorerie qu’elles sollicitent, soit « totalement ou en grande partie » précise l’institution financière (contre 70% pour les secondes, un taux qui atteint néanmoins un niveau très correct). Dans le registre de l’investissement, 97% des PME se voient accorder les financements nécessaires, contre 82% pour les TPE. Cette différence de traitement tient à la prudence « naturelle » que les banques manifestent à l’égard des plus petites structures, lesquelles, souvent en mal de fonds propres suffisants et de garanties solides à faire valoir sur le long terme, peinent à défendre leurs arguments et à peser dans le processus de négociation.

Dans ces conditions, l’intervention d’un courtier spécialisé en crédit professionnel s’avère déterminante : outre qu’il permet au dirigeant de gagner du temps, en prospectant les offres les plus adaptées et en s’impliquant personnellement dans la préparation et le passage du grand oral avec le banquier, ce spécialiste, certifié par des instances officielles*, fournit –en amont – un accompagnement personnalisé au candidat, notamment dans le montage du dossier dont l’examen est décisif au moment de briguer un financement. L’expérience du courtier et sa connaissance du marché du crédit l’amènent à user des arguments les plus persuasifs pour démontrer à son interlocuteur que l’entreprise demandeuse est pérenne.

*L’exercice de cette activité est conditionné par une attestation de compétence professionnelle, prérequis à une immatriculation auprès de l’Organisme pour le registre Unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (Orias).