Emprunteur immobilier : quel est le profil type en 2019 ?

Age, revenu, apport personnel, durée d’emprunt…on dit tout sur les tendances actuelles du crédit immobilier.

Plus jeune et moins « aisé » : voilà les deux traits saillants qui, à la fin de l’année 2018, caractérisaient le portrait-robot de l’emprunteur immobilier par rapport à celui de 2017. Le rythme et la nature de cette évolution traduit deux phénomènes dont la combinaison a particulièrement bien servi les intérêts des ménages modestes l’an dernier dans leur projet d’acquisition : aux taux bas, propres à faciliter les investissements dans la pierre, s’est combiné un autre effet positif lié à une forte concurrence bancaire, contexte qui a conduit de nombreux établissements à assouplir leurs conditions d’accès au crédit, notamment pour contrebalancer la hausse des prix dans les grandes villes.

Critère de revenus en baisse

Dans les faits, cette orientation stratégique a permis de déplacer le curseur de l’offre en direction des catégories moins aisées, comme l’atteste la baisse régulière du niveau moyen de revenus observé chez le ménage emprunteur-type. En 2016, ses ressources atteignaient 5 500 euros, montant passé à 5 100 euros l’année suivante, avant de chuter à 4 376 nets en 2018, soit un repli général de 1 200 euros depuis deux ans. Des chiffres qu’il faut, certes, contextualiser en fonction des typologies de marché immobilier : A Paris, les ressources nécessaires pour investir sont évidemment beaucoup plus élevées (8 259 euros par foyer en moyenne). En province, la fourchette la plus haute (entre 4 700 euros et 5 800 euros) porte sur les acquisitions réalisées dans les plus grandes agglomérations.

Si le montant moyen de l’emprunt immobilier est resté à peu près stable sur un an à l’échelle nationale (216 000 euros), l’âge du candidat a baissé pour s’établir à 36 ans et la durée du contrat de financement s’étend désormais sur 19 ou 20 ans. D’après les dernières données compilées par l’Observatoire du Crédit Logement/CSA, les remboursements s’échelonnaient, à la fin du mois de janvier, sur une période de 230 mois (+14 en un an, +25 depuis 2014).

Enfin, le montant de l’apport personnel injecté par les ménages dans leur opération immobilière avoisine aujourd’hui 18 500 euros, une médiane légèrement inférieure à son niveau de 2016 (20 000 euros) mais très loin de ceux de 2015 (55 000 euros) et 2014 (70 000 euros).