Parmi les français qui contractent un crédit pour s’acheter un logement, un peu plus du tiers (34%) négocie des délais de remboursement supérieurs à 20 ans.

La durée de l’emprunt est un facteur important pour un ménage qui se porte candidat à la propriété. L’échéance de remboursement détermine en effet son niveau d’endettement : plus elle est longue, plus il y a d’intérêts à payer. A l’inverse, plus le prêt est court, moins son coût total sera élevé. En bonne logique mathématique, mieux vaut donc opter pour la seconde solution. Mais dans la pratique, les choses ne sont évidemment pas si simples et relèvent de l’appréciation du banquier: les ressources de son client et le montant du capital qu’il souhaite se faire financer sont en effet deux paramètres qui comptent au moment de négocier la durée d’un contrat. Dans tous les cas, un crédit sur 20 ans permettra toujours d’emprunter une somme plus importante que sur 10…

La durée du prêt en baisse

Aujourd’hui, les prêts immobiliers sont conclus pour une période de 17,5 ans, une moyenne en recul depuis une décennie. En 2007, elle s’établissait à 21 ans avant de descendre à 20 en 2012. Depuis cette époque, le niveau très bas auquel se maintiennent les taux d’intérêts permet aux ménages d’emprunter moins longtemps.

En 2017, encore un tiers des financements (34%) se rembourse dans un délai compris entre 20 et 25 ans, mais le quart se situe dans la fourchette inférieure (entre 15 et 20 ans). Pour les banques comme pour les particuliers, la durée de référence d’un prêt immobilier se situe donc dans cette tranche large (15-25 ans) Les contrats les plus courts restent minoritaires : 14% signés portent sur des prêts qui s’échelonnent sur moins de 15 ans. A l’autre bout de l’échelle, les emprunts de plus de 30 ans sont les plus rares (0,2%). Les banques considèrent en effet qu’au-delà d’une certaine durée, l’opération a peu de chances d’arriver à son terme, ce qui accroît d’autant son risque à leurs yeux, même si, dans les faits, la durée de vie réelle d’un crédit immobilier est de 7 ans : très souvent, l’emprunteur liquide son prêt par anticipation s’il décide de vendre son bien avant d’avoir acquitté sa dette.

Trouver la bonne formule avec un courtier immobilier

Lorsque les discussions s’engagent, il apparaît très vite que les intérêts du banquier ne correspondent pas forcément à ceux de l’emprunteur. A cet égard, l’intervention d’un courtier en crédit immobilier permettra de trouver un point d’équilibre entre les deux parties : ce professionnel de l’intermédiation saura en effet négocier la durée de remboursement qui s’adapte le mieux au niveau de vie d’un ménage. Une fois le prêt débloqué, rien n’empêche d’en ajuster les échéances à la hausse ou à la baisse avec l’aide d’un intermédiaire qui s’emploiera à négocier la meilleure formule. Dans le cas d’un produit modulable, il faut savoir…
qu’allonger la durée d’un emprunt permet de réduire le montant des mensualités. Le revers de la médaille c’est que le coût global du crédit renchérit, au moins pour deux raisons : plus la période de remboursement s’allonge, plus le taux fixe appliqué augmente et amplifie le volume d’intérêts à payer.
A l’inverse, raccourcir le délai augmente la facture mensuelle et diminue donc les capacités d’emprunt du demandeur. Mais cette option permet, mécaniquement, d’économiser plus d’intérêts.