Crédit professionnel : monter le dossier avec un courtier

Création, reprise ou développement d’entreprise…chaque projet à financer requiert la fourniture de pièces justificatives spécifiques. Devant la complexité des démarches à effectuer, le recours à un intermédiaire certifié s’avère très souvent décisif et représente, pour le candidat, un gain de temps considérable.

Comme n’importe quel particulier en quête d’un financement immobilier, un entrepreneur désireux d’obtenir un crédit professionnel auprès d’une banque doit constituer un dossier de candidature solide et motivé apte à présenter à son futur créancier les éléments concrets qui garantiront le recouvrement de la dette. L’exercice est compliqué, y compris lorsque les enjeux de la demande sont bien définis et semblent – a priori–  se justifier.

Quelles informations à verser dans le dossier ?

Aux entrepreneurs que rebute cette longue procédure semée d’obstacles, de nombreux courtiers en crédit proposent leur médiation et accompagnement. Ils s’adressent tant aux créateurs ou repreneurs qu’aux dirigeants déjà installés qui souhaitent investir pour développer leur business.

Dans tous les cas, le dossier à préparer doit fournir une synthèse générale comprenant un descriptif précis du projet à financer et de la branche professionnelle dont il relève. L’objet de la sollicitation est également à préciser : s’agit-il d’emprunter de l’argent pour répondre à un besoin ponctuel de trésorerie (affacturage*, regroupement de crédits), couvrir les frais d’une installation (rachat de parts sociales et/ou de clientèle, travaux etc…) ou payer les charges liées à l’usage d’un équipement (matériel lourd ou système informatique, machine, véhicule utilitaire ou professionnel etc…) ?
D’autres informations sont exigées du candidat : la part du crédit qu’il souhaite négocier dans le montant total de son investissement, le niveau de son apport personnel, le nom et l’adresse de sa banque principale, le détail des prêts en cours qu’il rembourse et, le cas échéant, des aides publiques dont ils bénéficient (celles de Bpi France par exemple).

Les pièces administratives à fournir

Le dossier comprend aussi des renseignements relatifs à l’activité professionnelle du demandeur et à son entreprise (lieu d’exploitation d’implantation, statut juridique, fonction, chiffre d’affaires prévisionnel etc…), son expérience professionnelle, sa formation initiale, sa situation familiale, ses revenus et ses charges, ses coordonnées personnelles. Parmi les pièces incontournables à annexer au dossier, il faut prévoir la carte d’identité, le K-bis (document juridique qui justifie l’existence de l’entreprise), le compromis de vente du fonds de commerce et/ou des murs lorsque le projet est une reprise d’activité, le contrat de franchise si l’opération s’inscrit dans ce type de réseau, le compte du résultat prévisionnel, un devis chiffrant l’investissement à financer.

*opération qui consiste, pour une entreprise, à confier à un organisme tiers la gestion de ses créances non réglées (factures) afin d’en obtenir un paiement anticipé.