Dans son baromètre mensuel réalisé à partir des meilleures propositions négociées auprès des banques, le courtier Prêt Partners fait état de valeurs stables et proches du niveau qu’elles avaient atteint il y a près d’un an. Les temps restent donc favorables aux ménages qui souhaitent investir dans la pierre ou renégocier leur crédit en cours.

Le début d’automne s’annonce sous les meilleurs auspices pour les acquéreurs d’un bien immobilier. Les taux de crédit, en hausse continue mais faible sur un an, impriment un rythme stable en septembre sur la majorité des contrats conclus à moyenne échéance (de 15 à 25 ans).

Les formules les moins courantes, qu’elles soient courtes (10 ans) ou longues (30 ans) gagnent même en attractivité avec, dans le meilleur des cas, des valeurs négociées à respectivement 1% (-0,20 point depuis juin) et 2,35% (-0,35 point).

Peu d’évolution depuis juin

A 20 ans -durée d’endettement de référence sur le marché immobilier- l’agence Prêt Partners (Angers, Saumur Cholet, Nantes, Saint-Nazaire, Savenay) affiche un taux stable à 1,34%, le même qu’en juin dernier. Après le pic observé en mars dernier (1,48%) et surtout en avril (1,62%), la courbe retrouve un niveau comparable à celui de novembre 2016 (1,32%) lorsque la conjoncture commençait tout juste à se retourner, mettant fin à une série de records historiques à la baisse.

Cette bonne tendance se confirme sur les autres durées d’emprunt : à quinze ans, Prêt Partners est parvenu à décrocher un taux modéré à 1,29%, et d’1,60% sur vingt-cinq ans.

L’argent pas cher en zone euro

A l’heure qu’il est, rien ne préfigure un brusque renversement de situation sur le marché de l’emprunt immobilier, au moins pour deux raisons : le cours des obligations d’Etat (OAT 10 ans), principal indice auquel les établissements financiers se réfèrent pour ajuster le coût de leurs crédits, reste bas (0,71% au 15 septembre). L’environnement monétaire ensuite, dopé par des taux directeurs maintenus à leur niveau plancher, encourage les banques à prêter à bon prix aux entreprises et aux ménages dans un contexte de concurrence accrue. Cette stratégie, impulsée par la BCE pour soutenir l’inflation dans la zone euro, restera en vigueur au moins jusqu’à la fin de l’année. Un délai qui laisse le temps aux particuliers de concrétiser leur projet d’achat.