Crédit immobilier : les taux évoluent peu en mars

C’est toujours le bon moment pour acheter : bien qu’orientée en légère hausse sur les cinq derniers mois, l’évolution du baromètre de Prêt Partners  ne traduit pas un réel retournement de tendance qui serait défavorable aux projets immobiliers des ménages.

Avec l’arrivée du printemps, période réputée propice aux transactions immobilières, et la perspective très prochaine du scrutin présidentiel qui laisse planer un parfum d’incertitudes sur les décisions politiques à venir, les banques cherchent à maintenir des conditions de crédit avantageuses pour soutenir la dynamique actuelle du marché et faire rentrer un maximum de dossiers avant les échéances électorales. Cette tendance positive se reflète dans le dernier baromètre réalisé par les équipes de Prêt Partners au plus près du terrain local (Angers, Cholet, Saumur, Saint-Nazaire, Nantes, Savenay) : la hausse des taux immobiliers amorcée en novembre 2016 s’est poursuivie au cours des quatre mois suivants mais à un rythme si lent qu’elle n’est pas en mesure de remettre en cause la solvabilité des emprunteurs, toujours en bonne position pour décrocher des financements compétitifs.

Pas de rebond en vue

Les  meilleurs coûts négociés sur 10 ans par le courtier en mars restent en effet inférieurs à 1% (0,88% en fixe, après 0,90% en février). Sur les périodes plus longues, les indices évoluent peu : de 1,03% à 1,09%sur 15 ans et de 2,65% à 2,70% sur 30 ans (voir infographie). Il est encore possible de s’endetter à moins de 2% sur 25 ans (1,80%) et à 1,48% sur 20 ans, taux le plus performant décroché par les équipes de Prêt Partners sur cette durée de remboursement qui reste la plus formule la plus courante.

Preuve du très faible impact de la remontée des taux sur l’attractivité actuelle des crédits, la grille de mars retrouve les niveaux de l’été dernier, contexte qui s’inscrivait à l’époque dans un long cycle baissier dont profitaient déjà les acheteurs : en septembre 2016, les prêts sur 10 et 15 ans se négociaient au même taux qu’aujourd’hui (respectivement 0,90% et 1,10% en fixe). Sur 20 ans, la hausse se limite à +0,14 point.

Un constat qui rejoint celui qu’a récemment dressé l’Observatoire du financement CSA/Crédit Logement : ses experts assurent que le coût du crédit ne rebondira pas significativement en 2017.