Crédit immobilier : des taux compétitifs pour commencer 2018

Le dernier baromètre réalisé par le courtier en crédit Prêt Partners confirme qu’il est encore possible d’emprunter sur 20 ans à moins de 1,50%.

Malgré la remontée du cours de l’OAT (Obligation Assimilable du Trésor), valeur des emprunts d’Etat qui sert de référence aux banques pour fixer leurs taux, le crédit immobilier reste très bon marché, une tendance favorable et porteuse d’espoir pour les candidats à l’achat en 2018.

Emprunter à moins de 2%

Le relevé des meilleures négociations menées le mois dernier par Prêt Partners sur l’ensemble de sa zone d’intervention (Angers, Saumur, Cholet, Nantes, Saint-Nazaire, Savenay) aboutit à une grille de résultats quasi identique à celle de novembre, caractérisée par une stabilisation générale des taux d’intérêts, et même une baisse sur la durée de remboursement la plus courante (20 ans), soit 1,38%, un chiffre en recul de -0,12 point. Comme l’indique l’infographie ci-contre, le crédit court (10 ans) se maintient sous la barre symbolique du 1% (0,98%, +0,08 point en un mois). Guère plus d’évolution sur les contrats intermédiaires à 12 et 15 ans, annoncés à des niveaux très bas, respectivement 1 et 1,15%. Constat à l’avenant enfin dans la catégorie des emprunts longs qui, dans le baromètre établi en décembre par Prêt Partners, affiche une valeur constante depuis trois mois (1,65% pour les crédits de 25 ans).

Le courtier en crédit voit dans cette série d’indices concordants une « bonne nouvelle » dont profiteront tous ceux qui « ont un projet immobilier » à faire valoir en ce début d’année. A ces primo-accédants, l’enseigne angevine et nantaise recommande toutefois « de mettre les banques en concurrence car les différences de taux peuvent être importantes selon les profils d’emprunteurs ciblés par les établissements ».

Pas de bouleversement en vue

Autre signe positif pour les ménages : rien, dans la conjoncture macro-économique actuelle, ne laisse présager un brusque retournement de situation apte à entraîner une dégradation significative des conditions de financement offertes aux emprunteurs. Francfort ne renchérira pas le coût de l’euro avant le second semestre 2018 (au moins) et le cours de l’OAT, bien qu’en progrès depuis la mi-décembre, est loin des sommets qu’il avait atteint à l’hiver 2017 (0,7% au 5 janvier 2018, contre 1,2% entre le 17 et 21 mars derniers). De plus, la compétition reste forte entre les banques, contexte qui les incite à développer des stratégies commerciales conquérantes pour capter toujours plus de nouveaux clients en 2018.