Un peu plus de 20% des français disposent d’un plan d’Epargne Logement (PEL).  Après quatre ans  de collecte, le dispositif leur permet d’emprunter  à un taux plus ou moins préférentiel.  Explications.

 

Malgré le niveau historiquement bas des taux proposés sur le circuit bancaire classique, le PEL (Plan d’épargne Logement) reste  une formule intéressante pour ceux qui  souhaitent contracter un emprunt immobilier et devenir propriétaires d’un appartement ou d’une maison: comme son cousin germain, le CEL (Compte Epargne Logement), il s’agit d’un outil  de placement réglementé  qui repose sur un système de droits progressifs.

Dès l’ouverture du compte, le dépôt minimal exigé ne doit pas être inférieur à 225 euros. Le contrat prévoit ensuite des dépôts réguliers d’un montant annuel de 540 euros, soit 45 euros par mois si le titulaire du compte opte pour cette périodicité de versement,  135 euros par trimestre ou 270 euros par semestre.

Avantages fiscaux

Après une première phase d’épargne de quatre ans, rémunérée  à un taux définitif fixé au moment de  la souscription du PEL (1,5% depuis février 2016), s’ouvre une seconde étape de dix ans au cours de laquelle il est possible de solliciter un prêt associé pour acquérir un logement. Le montant maximal de ce financement grimpe à 92 000 euros, une somme remboursable au taux de 2,70% pour les comptes ouverts depuis le 1er février 2016. Ces conditions sont clairement moins favorables par rapport aux taux d’emprunt classique (environ 1,5% sur 20 ans, en octobre 2016). Elles ne disqualifient pas pour autant le PEL qui présente d’autres atouts en termes de rendement : la prime d’Etat d’abord, sorte de bonus versé sous la forme d’une rémunération complémentaire  au titulaire du PEL, à condition que celui-ci débloque un prêt d’au moins 5 000 euros.  Le niveau des intérêts ensuite : il reste très  supérieur à celui de l’inflation (0,4%) et supasse d’assez loin la rémunération du Livret A gelé à 0,75% depuis août 2015.

La fiscalité enfin: les gains produits par ce capital sont exonérés d’impôt pendant douze ans. A partir du treizième anniversaire, les intérêts du PEL sont imposés à hauteur de 24% avant d’entrer dans le barème classique de l’Impôt sur le revenu.