Crédit immobilier : la production reste forte en 2018

Au terme du deuxième trimestre, la moyenne des taux d’emprunt est descendue à 1,45%, un niveau quatre fois inférieur à celui de 2001, indique le dernier bilan réalisé par l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Parallèlement, le coût des opérations immobilières financées par l’emprunt continue à évoluer plus vite que les revenus, mais à rythme moins soutenu qu’en 2016 et 2017.

Les taux d’intérêts nominaux, qui baissent d’un point de base chaque mois depuis la fin de l’été 2017 (-8 dans le neuf sur près d’un an, -12 dans l’ancien) continuent à doper la demande immobilière. Cette conjoncture favorable se reflète dans les dernières analyses fournies par l’Observatoire Crédit Logement/CSA dont les grandes tendances établies au terme du deuxième trimestre 2018 confirment le ressenti perçu localement par les acteurs du marché, à l’instar des performances enregistrées par le courtier en crédit Prêt Partners dans ses baromètres successifs (voir juin et juillet).

Le niveau de l’apport personnel recule

« Les conditions de financement et de refinancement de la production de crédits restent exceptionnelles et les liquidités disponibles dans l’économie sont (sur)abondantes et peu chères » signale l’étude qui constate, « en outre, une concurrence par les taux très vive entre des établissements de crédit », lesquels, « pour limiter l’impact de la dégradation des soutiens publics à la primo-accession à la propriété, ont amélioré les conditions de prêts qu’ils proposent aux ménages modestes ».

D’autres assouplissements consentis par les banques, notamment sur le niveau du taux d’apport personnel (-3,6% sur l’ensemble du premier semestre), ont permis de compenser la hausse du coût des opérations financées par l’emprunt, « 4 fois plus rapide que celle des revenus en 2016 et 2017, et 2 fois en 2018 » annonce l’Observatoire.

Des prêts de 18,4 ans en moyenne

Conséquence, le montant de la production et le nombre de prêts accordés augmentent respectivement de +8,4% et +2,4% au deuxième trimestre 2018 par rapport à la même période de l’année précédente. Ce redémarrage s’est accompagné d’un allongement de la durée des contrats, de +5 mois en 2017, et de +4 depuis janvier dernier, pour s’établir à 221 mois en moyenne, soit 18,4 ans.

« Dans le cas des prêts à l’accession, la part des prêts de durée à 25 ans et plus s’élève à 38.2 %, celle des prêts à 20 ans et plus à 67.9 %. La solvabilité de la demande des ménages jeunes ou modestes qui réalisent leurs projets d’accession bénéficie de cet allongement des durées des prêts accordés » précise l’étude.

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