Les taux d’emprunts immobiliers poursuivent leur mouvement à la baisse, comme l’atteste le dernier pointage effectué par l’Observatoire du Crédit Logement CSA qui établit, mois par mois, des moyennes nationales. Au mitan de l’année de 2019, l’ampleur du phénomène est très sensible : de 1,45 % en janvier dernier, le coût du crédit est passé à 1,20 % en juillet, soit un repli de plus de 20 points en l’espace d’un semestre. De quoi réjouir les ménages engagés dans un projet de primo-accession.

Taux de crédits immobiliers : nouveaux records au plancher !

Chiffre significatif : aujourd’hui, la moitié des emprunteurs qui négocient un contrat sur 15 ans bénéficient d’un taux inférieur à 1%, selon l’enquête.

Cette tendance de fond historique traduit, en surface, une rude concurrence interbancaire encouragée par le cours négatif de l’OAT 10 ans (Emprunts d’Etat) et une politique monétaire très conciliante impulsée, depuis Francfort, par la banque centrale européenne qui maintient au plancher ses principaux taux directeurs. Au plus près du terrain, les établissements prêteurs renforcent leur offre pour capter une clientèle de plus en plus volatile et prompte à sonder la concurrence afin de dénicher le meilleur taux possible avec l’appui d’un courtier en crédit immobilier.

Les banques qui optent en faveur de cette stratégie agressive le font pour maintenir leur volume de production et sauvegarder leurs marges. Pour ce faire, elles agissent sur deux leviers : la durée du crédit qu’elles allongent pour faciliter l’accès aux financements des ménages modestes confrontés à la hausse des prix du logement en grandes zones urbaines et, dans une même logique d’assouplissement commercial, l’application de consignes moins strictes en matière d’apport personnel. Dans les faits, il apparaît clairement que le montant de cette avance financière réclamée aux demandeurs est moins restrictif qu’auparavant : à preuve, son niveau a diminué de- 6.9 % au cours des sept premiers mois de l’année 2019, indique l’étude de l’Observatoire.

Quelle durée d’emprunt ?

Quant à la durée des contrats, elle grimpe à 19,1 ans (juin 2019), une échéance qui s’est allongée de 3 mois supplémentaires depuis avril dernier, de 6 mois sur un an et… de deux ans et demi depuis 2014 !

« Couplée à la baisse des taux d’intérêt, cette évolution a évité que la détérioration de la solvabilité des emprunteurs, du fait de l’augmentation du coût de la pierre, pèse trop lourdement sur l’activité de production de crédit » souligne l’Observatoire.