Crédit immobilier : après la présidentielle, les taux vont rester bas

Le résultat électoral du 7 mai française rassure les marchés financiers et dissipe le risque de tensions sur les taux de crédit immobilier, lesquels devraient, par voie de conséquence, rester stables dans les prochaines semaines et permettre aux ménages de s’endetter à bon compte.

Après un regain d’inquiétude palpable avant le premier tour de l’élection présidentielle qui laissait craindre un face-à-face entre deux candidats eurosceptiques, la victoire finale du modéré Emmanuel Macron a rassuré les investisseurs dimanche dernier.

Ce scénario politique, certes largement anticipé par les acteurs économiques depuis quinze jours, éloigne le spectre d’une crise monétaire qui aurait mécaniquement entraîné une hausse des taux d’intérêts et durci les conditions d’accès au crédit immobilier.

Entre le 12 et le 24 avril, le cours de l’OAT 10 ans (Obligation Assimilable du Trésor), emprunt d’Etat auquel les banques se réfèrent pour ajuster leurs taux fixes en fonction de son indice, est passé d’1% à 0,82%, une baisse corrélée au premier tour l’élection présidentielle dont l’issue a fait retomber la pression sur les marchés financiers.

Le taux de l’obligation en baisse

Dans les quinze jours qui ont suivi, l’OAT est restée stable aux environs de 0,85% à la faveur d’un retour à un certain climat de confiance qui donnait Emmanuel Macron largement favori face à son adversaire. Le taux de l’obligation a même reculé à 0,72% au lendemain de l’élection, avant de remonter légèrement à 0,87% le 9 mai, un niveau bas auquel il devrait se stabiliser sur le court et moyen terme.

Dans les semaines à venir, les candidats à l’acquisition d’un logement vont donc continuer à bénéficier d’un environnement favorable, dynamique que la période d’incertitude ouverte par le scrutin législatif des 11 et 18 juin prochains ne semble pas en mesure d’enrayer. Selon beaucoup d’analystes, l’ordre du calendrier électoral joue plutôt en faveur du nouveau pouvoir exécutif , attendu sur sa capacité à s’appuyer sur une solide majorité parlementaire pour mener les réformes annoncées et pérenniser le dispositif Pinel et le prêt à taux zéro, deux outils qui ont contribué à soutenir le marché français de l’immobilier en 2015 et 2016.

Quant au crédit, il devrait rester bon marché pour le plus grand profit des ménages. Rappelons qu’en avril, le courtier Prêt Partners (Angers, Cholet, Saumur, Nantes, Saint-Nazaire, Savenay) est parvenu à négocier des taux d’intérêts inférieurs aux moyennes relevées à l’échelle nationale : 1,20% sur quinze ans (contre 1,50%), 1,62% sur vingt ans (contre 1,70%) et 1,79% sur vingt-cinq ans (contre 1,90%).