Plus de la moitié des ménages acquéreurs (52%) ont fait appel à eux entre 2017 et 2019. Un record.

La cote des courtiers en crédit grimpe avec celle du marché immobilier : l’an dernier, plus du tiers des ménages engagés dans un projet d’achat de logement (37%) se sont fait accompagner par ces intermédiaires pour accélérer leur recherche de crédit et obtenir des conditions de financement favorables, indique une enquête OpinionWay réalisée pour une enseigne du secteur. Ces professionnels certifiés, apporteurs d’affaires et relais des candidats à la propriété auprès des banques, ont contribué pour une large part à la hausse des transactions enregistrée dans l’ancien en 2019 (1,059 million, un chiffre qui progresse de +10% par rapport à l’année précédente).

Le succès des courtiers apparaît plus significatif encore lorsqu’on élargit l’échelle de comparaison aux trois dernières années : entre 2017 et 2019, la même étude estime à 52% (soit plus de la moitié) la proportion de ménages acquéreurs ayant fait appel aux services d’un courtier en crédit immobilier pour finaliser leur projet (au cours de cette période, marquée par une baisse presque continue des taux passés d’1,5% environ à 1,13%, 3 millions de ventes ont été recensées).

Se faire accompagner par un expert en agence

Outre la réglementation de la profession intervenue en 2013, qui a permis d’accroître la transparence sur ses pratiques et rassurer un public français moins enclin que ses homologues britanniques et allemands à s’appuyer sur des intermédiaires bancaires, le succès du courtage en crédit immobilier se fonde sur la capacité de ses acteurs à répondre à des attentes concrètes : les candidats à l’achat d’un logement les sollicitent en majorité (54%) pour faire peser en leur faveur les négociations menées en leur nom avec les établissements prêteurs. But de l’opération : obtenir le meilleur taux possible pour minimiser la charge de leur endettement. 31 % des personnes interrogées par OpinionWay affirment avoir opté pour cette formule afin de bénéficier d’une expertise et d’un accompagnement tout au long de leurs démarches. Enfin, 25% ont fait le choix de cette solution dans l’objectif de « gagner du temps » et d’accélérer le processus.

Des motivations nouvelles apparaissent dans le sondage, celle notamment de « s’adresser à un expert » (19 % + 4 points en 1 an) et d’avoir affaire « à un interlocuteur unique » (18 % + 6 points en 1 an).

Autre évolution : les jeunes primo-accédants sont de plus en plus nombreux à se faire suppléer dans leurs recherches par des courtiers (67% des 18-34 ans en 2019, après 61% en 2018 et 40% en 2015). La majorité d’entre eux (48%) préfère s’adresser à un opérateur qui exerce en agence physique.