Une large majorité de la population reconnaît désormais la capacité des courtiers en crédit à alléger la facture des ménages qui souhaitent acquérir un logement, indique un sondage Ifop réalisé en octobre.

Longtemps mal connue, la profession de courtier en crédit immobilier, réglementée depuis peu en France, semble jouir d’une notoriété croissante. C’est en tout cas le constat qu’on peut tirer d’un sondage* mené le mois dernier par l’Ifop à la demande d’un réseau national spécialisé dans l’intermédiation de l’emprunt bancaire.

30% des parts de marché

L’enquête, réalisée deux ans après une précédente étude publiée à partir des données recueillies auprès d’un panel comparable – au moins dans la typologie de son effectif (1 001 français de plus de 25 ans, propriétaires on non de leur logement) – permet de mesurer l’évolution des mentalités et d’évaluer la réceptivité du grand public à l’égard de ce service en plein développement : selon l’Apic (Association professionnelle des intermédiaires en crédit) le nombre de dossiers traités par les courtiers a doublé en 10 ans pour atteindre un peu plus de 30% des parts du marché du prêt immobilier.

A la question de savoir s’ils ont « déjà entendu parler » de cette activité, 15% des sondés répondent « non », un résultat en recul de 6 points par rapport à 2015 (21%), preuve que le secteur a, depuis cette date, encore amélioré sa visibilité. Mieux : 55% des français interrogés affirment connaître « avec précision » le type de prestations proposé par les courtiers en crédit immobilier (contre 30%).

Gain de temps…et d’argent

Ce bon taux de pénétration se répercute sur l’image du métier, lequel a désormais les moyens de s’appuyer sur des retours client plus nombreux pour mettre en exergue les avantages de ses offres : 88% des sondés estiment que les courtiers font « gagner du temps » aux ménages emprunteurs, et 71% pensent que l’intervention de ces professionnels certifiés est décisive dans le processus de négociation d’un taux compétitif, ce qui, pour eux, représente au final une « source d’économies ». Ce dernier argument tient une part plus importante qu’il y a deux ans (+6 points) dans le niveau de satisfaction globale de ceux qui choisissent de recourir à un intermédiaire pour souscrire un emprunt moins cher que la moyenne du marché.

* réalisé par internet du 2 au 5 octobre 2017, par l’institut Ifop, auprès d’un échantillon de 1 001 Français de plus de 25 ans, selon la méthode des quotas.