Le niveau de revenus requis pour financer l’achat d’un logement aurait diminué de près 30% en dix ans.

Est-il plus facile d’emprunter aujourd’hui qu’hier ? La réponse est oui si l’on s’en tient aux différentes mesures effectuées par les courtiers en crédit immobilier qui voient une évidente relation de causes à effets dans la baisse des taux d’intérêts et les bonnes conditions auxquelles les ménages accèdent désormais à la propriété.

La capacité d’emprunt, c’est quoi ?

L’une de ces études conduite au niveau national et publiée le 8 mars dernier, estime que le montant des revenus nécessaires à la souscription d’un prêt apte à couvrir le financement d’un achat immobilier a diminué de 30% depuis dix ans. Ces estimations sont importantes dans la mesure où elles déterminent le niveau de solvabilité du débiteur et sa capacité de remboursement sur le long terme, deux critères scrutés à la loupe par les banques et qui pèsent très lourdement dans leur choix de débloquer des fonds (ou non).

Afin de permettre aux particuliers de tester la viabilité de leur projet, Prêt Partners propose un outil en ligne qui permet de simuler un crédit immobilier : ses utilisateurs sont invités à saisir le montant du prêt qu’ils souhaitent négocier, la durée de l’endettement et le niveau du taux d’intérêts envisagés. Ce service automatisé va jusqu’à calculer la capacité d’emprunt d’un ménage, concept bancaire qui correspond à l’enveloppe maximale à laquelle il peut prétendre au regard de ses marges de manœuvre financières. S’il est évident que l’examen des revenus est prioritaire, l’épargne et l’apport personnel, l’âge du demandeur et le sérieux dont il fait preuve dans la gestion de ses comptes figurent aussi parmi les principaux axes d’études préalables à l’octroi d’un crédit.

Les critères d’acceptation

Bien qu’aucune loi ne fixe un tel cadre, les banques respectent en principe un ratio d’endettement (généralement de 35%, voire supérieure selon les cas) au-delà duquel beaucoup d’établissements considèrent qu’il est trop risqué d’accorder un prêt. Cette règle, tacite, n’est toutefois pas une science exacte ni un facteur rigide et systématique dans la mesure où beaucoup d’autres indices servent à évaluer le profil de l’emprunteur : le reste à vivre dont il doit disposer pour subvenir aux besoins du foyer et le saut de charge – soit la différence entre son ancien loyer et sa future mensualité de remboursement – s’imposent souvent comme des critères plus décisifs que le taux d’endettement stricto sensu.  A ceux-là s’ajoutent d’autres éléments d’appréciation : la situation professionnelle du demandeur (CDI ou CDD, secteur d’activité, perspective de carrière etc…) et familiale (en couple, divorcé, veuf, nombre d’enfants) et bien évidemment le montant global de ses ressources.