C’est le moment de renégocier son prêt immobilier

Malgré leur lente remontée depuis huit mois, les taux d’intérêts restent faibles, un contexte qui incite les ménages à renégocier à la baisse leur emprunt immobilier.

Il est toujours aussi intéressant de renégocier son crédit. En juillet, la part de ces opérations dans le total des emprunts immobiliers accordés aux français s’élevait encore à 27%, indique le dernier bilan dressé par la Banque de France.

Certes, le nombre de ces opérations a diminué au premier semestre avec le processus de remontée des taux qui s’est amorcé dès la fin de l’année 2016, mais le mouvement, à l’évolution lente et peu significative, a poussé les ménages à accélérer leurs projets d’achat immobilier.

Cette tendance s’est confirmée au début de l’été avec une croissance de l’encours des crédits à l’habitat de +6,1% sur douze mois en juin, et de +6% en juillet (source : Banque de France).

Des taux stabilisés en septembre

Pour ceux qui sont déjà propriétaires, il est encore temps de discuter avec sa banque pour obtenir une baisse de sa mensualité. Les crédits souscrits avant le printemps 2016 sont potentiellement concernés par ces renégociations en raison de l’écart assez important entre les taux pratiqués à l’époque et ceux d’aujourd’hui : en décembre 2015 puis en février 2016, le courtier en crédit immobilier Prêt Partners (Angers, Cholet, Saumur, Nantes, Saint-Nazaire, Savenay) était parvenu à négocier, sur les durées les plus courantes (20 et 25 ans), des taux d’emprunt compris entre 2,05% et 2,28%. Des valeurs tombées au pointage de juin 2017 à respectivement 1,34% et 1,65%, tendance qui s’est stabilisée pendant l’été et devrait se confirmer en septembre avec, de surcroît, de fortes corrections à la baisse en raison de l’accélération de l’inflation (entre 0,9% et 1% à déduire pour obtenir le taux réel du crédit).

Rappelons que trois paramètres sont à surveiller pour obtenir une renégociation de crédit avantageuse par l’intermédiaire d’un courtier :

1. la part des intérêts à verser doit être élevée par rapport au capital restant à rembourser, et c’est généralement le cas au cours du premier tiers de la durée du contrat, soit les 7 premières années si la durée du crédit est de 20 ans, ou les 5 premières si le prêt s’étend sur 15.
2. La différence entre l’ancien taux et le taux renégocié doit être d’au moins 0,70%.
3. Le capital à rembourser doit être de 70 000 euros minimum.