C’est le moment de renégocier son crédit

Après un creux en fin d’année dernière, la part des emprunts renégociés dans le volume des financements bancaires accordés aux acquéreurs immobiliers, a redémarré au cours des deux derniers trimestres. Une reprise en douceur qui correspond à la baisse des taux, très perceptible depuis l’hiver dernier.

Les ménages qui remboursent l’acquisition d’un bien au-delà d’un niveau d’intérêt de 2% voire 1,50% ont aujourd’hui tout à gagner à solliciter auprès de leur banque la renégociation de leur prêt immobilier : les valeurs observées début juillet sur le marché du crédit s’inscrivent en effet dans un mouvement baissier assez lent qui semble devoir perdurer, comme l’atteste le baromètre des meilleurs taux récemment négociés par le courtier Prêt Partners (1,15% sur vingt ans, contre 1,34% trois mois plus tôt).

Deux crédits sur dix renégociés

Ces bonnes tendances expliquent l’accélération, encore relative, du nombre de demandes de renégociations au premier semestre 2018, après la longue décrue survenue au cours de l’année précédente : leur part dans le flux de nouveaux crédits immobiliers avait grimpé de 15,8% à 18,3% entre décembre et janvier derniers, pour remonter ensuite à 20,4% au plus fort du mois de février et se stabiliser autour d’un pivot compris entre 19 et 19,5% depuis mars jusqu’à mai (source : Banque de France). Ajoutons que, dans le même temps, le rythme de croissance des prêts à l’habitat distribués aux particuliers s’est maintenu, en glissement annuel, à un niveau élevé (+5,7% en mai, après +5,6% en avril et +5,7% en mars).

Quelle évolution depuis deux ans ?

Qui sont les candidats à ces renégociations ? Potentiellement, les plus concernés restent les ménages ayant souscrit des crédits avant le printemps 2016, date à laquelle les taux avaient amorcé une baisse d’autant plus significative qu’elle a été durable. A preuve, en décembre 2015 et février 2016, Prêt Partners était parvenu à négocier, sur les durées les plus courantes (20 et 25 ans), des niveaux d’intérêts de 2,05% à 2,28%, des minimales aujourd’hui tombées à respectivement 1,15% et 1,37% (voir le baromètre du 4 juillet dernier).

Pour ceux qui n’ont pas tenté leur chances en 2016 et 2017, l’opportunité de réajuster à la baisse le montant de leurs mensualités d’emprunt est donc plus que jamais d’actualités. A condition de bien mesurer les enjeux de l’opération et, le cas échant, de faire appel à un courtier en crédit immobilier capable de peser plus favorablement dans le processus de renégociation.