Le projet de loi sur la consommation défendu par le ministre de la Consommation Benoît Hamon prévoit que les emprunteurs pourront renégocier leurs assurances de prêts dans l’année qui suit la mise en place du crédit immobilier.

Les députés, en deuxième lecture, ont voté un amendement en ce sens conformément aux voeux du ministre Benoît Hamon qui a annoncé que pendant un an, « ‘vous pourrez réfléchir aux conditions qui vous ont été proposées par votre banquier, le cas échéant trouver un autre assureur, et à garantie équivalente en faisant jouer la concurrence, trouver une assurance qui vous garantisse le même capital mais à un prix bien inférieur ».

Une très bonne chose sur le papier… plus de concurrence = plus d’économie pour les emprunteurs

 »Le coût de l’assurance représente entre 10% et 20% du coût d’un crédit immobilier, parfois un tiers » avec « un niveau de rémunération de l’assureur, le plus souvent une banque, très important » a souligné le ministre. Et il convient de rappeler que les contrats d’assurances emprunteurs distribués par les banques représentent 70% du marché.

« Une fenêtre du substitution limitée dans le temps  » à un an.

Cette faculté de changement d’assurance de prêt pourra se faire dans la première année du crédit. Il est donc aisé de penser que cette mesure, si elle passait en l’état après son vote au Sénat, serait très mal perçue par le monde bancaire, et très attendue par celui des assureurs.

Toujours est-il que ce serait une superbe avancée pour les futurs emprunteurs qui pourront ainsi réaliser de substantielles économies, et surtout avoir plus de poids vis-à-vis de leur banquier au moment de contracter leurs prêts immobiliers.