La BCE va entamer ses rachats de dettes des états membres de la zone Euro et ne modifie pas son principal taux directeur à 0.05%.

Suite à la décision du conseil des gouverneurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) de lancer un programme élargi de rachats d’actifs publics et privés, la BCE n’a pas fait varier ces taux directeurs sur ce début mars, dont le principal reste à 0.05%.

Des taux d’intérêts à la baisse, mais des banques frileuses…

En ce qui concerne la baisse des taux d’intérêts voulue par cette mesure, elle a bien eu lieu puisque les taux ont continué de baisser depuis le début de l’année. 

Ces mesures vont donc dans le bon sens, mais les banques sont de plus en plus frileuses. Certes l’argent est bon marché, mais les conditions d’octrois des prêts immobiliers sont de plus en plus restrictives.

De plus, beaucoup de dossiers de crédits actuellement sont des renégociations de prêts, c’est à dire qu’un nouveau crédit immobilier sert à rembourser un crédit existant. C’est très avantageux pour les emprunteurs qui réalisent de substantielles économies, mais cela ne crée pas de richesse au final, puisqu’un crédit se substitue à un autre crédit. Et donc cela ne fait pas vraiment le jeux de la relance de l’activité économique au final.

Par contre, cela fait  »tourner les compteurs » du crédit des établissements bancaires, qui peuvent se gargariser de continuer de prêter et donc de présenter des chiffres de crédits distribués en progression, alors que ce sont des prêts sans risque et faciles pour les banques puisque portant sur des biens dont les emprunteurs sont déjà propriétaires.

Par contre, en ce qui concerne le financement de nouveaux projets et des primo-accédants, les établissements bancaires sont très sévères et trouvent souvent une bonne raison pour ne pas faire.

En effet, comme le constatent les conseillers en financement Prêt Partners, courtier en prêt immobilier et restructuration de crédits, les banques ne cessent d’innover depuis plusieurs mois pour trouver des excuses, des raisons de ne pas accorder certains crédits, alors que ces financements auraient été approuvés sans soucis il y a quelques mois.