La BCE laisse son principal taux directeur à 0.05%

La Banque Centrale Européenne (BCE)  n’a pas fait évolué le cours de son principal taux directeur en décembre, le laissant à 0.05%, soit à un taux quasi-nul.

Toujours à son plus bas niveau historique et cela risque de durer.

Cette stabilité du taux directeur laisse le loyer de l’argent à son plus bas niveau historique jamais connu dans la zone euro.

En effet, la reprise économique n’étend pas au rendez-vous ans la zone euro, avec même des craintes de ralentissement en Allemagne et avec la France qui porte le bonnet d’âne en terme de croissance sur 2014, 5cette situation risque de durer dans un avenir proche.

Egalement, la BCE a décidé de laisser son taux de dépôt de liquidités négatif, ce qui signifie que cela coûte aux banques de déposer leurs liquidités auprès de la banque centrale.

Cette mesure avait, depuis le mois de septembre dernier, pour objectif d’inciter fortement les banques à faire tourner l’argent, à ne pas le laisser en dépôt, et donc à s’en servir pour faire des prêts aux consommateurs et aux entreprises pour relancer l’activité économique.

Les conseillers en financement Prêt Partners, courtier en prêt immobilier et restructuration de crédits, constatent que cette mesure n’a pas l’air d’inciter les banquiers à prêter plus, car les conditions d’octrois de crédits sont de plus en plus strictes et sévères. Et donc l’accès aux prêts immobiliers pour les particuliers d’une manière générale s’est compliqué ces derniers temps.

La peur de la déflation toujours présente

Le fort ralentissement de l’inflation dans la zone euro, et les projections sur les futurs niveaux de l’inflation justement, inquiètent le Président de la BCE, Mario Draghi, qui s’était inquiété d’une baisse de l’inflation à moyen et à long terme dans la zone euro et se prépare à « ajuster davantage » sa politique monétaire le cas échéant.

Les marges de manoeuvre se réduisent donc de toutes parts, en ce qui concerne les niveaux de taux d’intérêts, pour encourager une relance économique en zone euro.

Le blocage semble donc plus profond, plus psychologique en fait, et il faudra du temps pour inverser la tendance. Pendant ce temps, les français épargnent toujours plus, signe de leurs craintes en un avenir incertain.