La baisse des taux d’intérêts facilite les acquisitions de biens sur le marché des locaux d’entreprise en Maine-et-Loire. Un dynamisme qui transparaît dans une série de chiffres récents compilés à partir de données recueillies auprès de spécialistes du secteur.

A l’échelle du département, l’immobilier professionnel traverse une période très favorable : Eric Grellier, président de la Chambre du Commerce et d’Industrie du 49, évoquent même des « records historiques » en préambule d’un bilan annuel dressé cet été par un Observatoire en lien avec les principaux acteurs et intervenants du marché (16 professionnels des locaux tertiaires, industriels et logistiques, 6 bailleurs sociaux, 9 Etablissements Publics de Coopération Intercommunale, gestionnaire du Marché d’Intérêt National du Val de Loire, Chambre interdépartementale des Notaires).
Pour Eric Malet, président du Club Immobilier Anjou, qui participe à l’élaboration de cette étude avec la Chambre de commerce et d’industrie, les bons résultats constatés dans l’ensemble du département procèdent de deux facteurs : « les locaux jugés obsolescents sont réinvestis par des promoteurs privés, et la faiblesse des taux d’intérêt pratiqués sur le marché du crédit professionnel facilite et encourage les acquisitions ».

A Angers, les ventes ont doublé

En surface, la demande placée de bureaux (location ou vente directement à l’occupant) a atteint 51 629 m² en 2018, un chiffre qui explose littéralement par rapport à l’année précédente (+79%). Sur le territoire urbain d’Angers Loire Métropole, qui concentre 81% de l’offre incluse dans cette catégorie, le volume de biens commercialisés a presque doublé au cours de la même période, passant de 22 267 m² en 2017 à 41 562 m² l’an dernier, du jamais vu depuis plus de dix ans. L’ampleur du carnet de commande immobilier enregistré dans l’agglomération se vérifie dans le total des transactions réalisées, 116 au total (contre 98 un an auparavant), dont 6 d’au moins 1 000 m², 13 entre 500 et 1000 m², 23 entre 200 et 500 m², et 74 de moins de 200 m².
A Cholet, le marché tertiaire affiche également un surcroît de dynamisme « avec un volume de transactions qui dépasse la barre des 7 500 m², dont 80% à la vente » indique l’Observatoire. Sur un an (entre 2017 et 2018), le niveau de la demande placée a progressé de +33% en superficie.

Dans le pôle Saumur Val-de-Loire (45 communes), la tendance est repartie à la hausse sur le segment des locaux d’activités et entrepôts : 26 364 m² de biens immobiliers ont été commercialisés en 2018 dans ce champ d’actifs, un niveau conforme à la moyenne établie sur les dix dernières années (24 671 m²), après le creux observé en 2017 (12 717 m²).