Achat immobilier : quel budget moyen ?

Selon une étude réalisée par OpinionWay pour Homagency, les français sont prêts à investir 182 155 euros en moyenne dans l’achat d’un appartement et 257 010 € dans celui d’une maison.

Ces deux enveloppes, mesurées au niveau national, ne permettent pas d’accéder au même logement selon que l’on habite en région parisienne, sur la côte ou dans l’Est de la France. La nature des offres diffère également en fonction des villes d’une même région. A Angers par exemple où le prix médian au m² s’établit à 2 066 euros pour une maison (source : ouest-France-immo.com), un budget de 257 010 € correspond à un bien d’environ 124 m², surface qui tombe à 83 m² à Nantes (3 089 euros au m²).

Privilégier le rez-de chaussée

Dans Paris, un ménage qui souhaite investir la même somme sur le marché de l’habitat individuel devra se contenter d’une surface de 27 m² environ. Pour un appartement valorisé à 182 155 euros, l’éventail des superficies correspondantes s’échelonne de 14m² dans le 6ème arrondissement (le plus cher) à 32 m² dans le 19ème (le moins cher).

Pour acheter dans la capitale avec un budget aussi serré, mieux vaut cibler un bien en rez-de-chaussée qu’un logement situé au dernier étage d’un immeuble. La règle est d’ailleurs valable en dehors de l’Ile-de-France : selon une enquête menée par un courtier en crédit, la différence de prix entre ces deux types d’appartement serait de l’ordre de 19% à Paris, et de 15% en province. Cet écart s’explique par le niveau de la demande, déterminée – entre autres facteurs- par la présence ou non d’un ascenseur dans la copropriété : s’il y en a un, la part des personnes intéressées par une acquisition en RDC serait de 2%, proportion qui n’augmente qu’à 7% si le bâtiment en est dépourvu.

Le gros des achats jusqu’à 150 000 euros

La réticence dont font preuve les candidats à s’installer en pied d’immeuble tient à leur crainte d’y être exposés à davantage de nuisances (sécurité, accès aux poubelles, passages plus nombreux dans le hall d’entrée, bruits de la rue etc.) et de subir un confort moindre par rapport à leurs voisins logés plus haut, mieux dotés qu’eux en ensoleillement.

D’après l’étude, les projets d’achat les plus nombreux portent sur les biens immobiliers d’une valeur comprise entre 100 000 et 150 000 euros. Viennent ensuite les investissements situés dans la tranche 150 000/200 000 euros (21%), 200 000/250 000 (20%) puis 250 000/350 000 (14%). Les transactions sont plus rares dans les deux fourchettes de prix les plus à l’extrême, soit 12% lorsque le bien est évalué à moins de 100 000 euros, et 6% entre 350 000 et 500 000 euros.