D’après le cabinet Score Advisor, 15% des agences bancaires françaises rapportent moins que ce qu’elles coûtent…

Au moment où les banques françaises affichent des résultats en baisse, hormis le groupe Crédit Agricole et BPCE qui voit ses résultats s’améliorer depuis début 2013, le cabinet de conseil Score Advisor jette un pavé dans la marre avec son étude sur la rentabilité des agences bancaires en France qui laisse apparaître que 15% des agences perdent de l’argent.

La France est le pays d’Europe comptant le plus d’agence bancaire par habitant, avec un total de 38 000 agences (source Statistique de paiement 2011 de la BCE d’octobre 2012). Cela représente 6 agences pour 10 000 habitants, en sachant que la moyenne européenne se situe aux alentours de 4.5 agences pour 10 000 habitants.

D’après le cabinet conseil, 65% des clients urbains vont dans leur agence moins d’une fois par mois, mais 80% des personnes sondées vont toujours à leurs agences à un moment donné ou à un autre. 

 » Il faut repenser les agences, plutôt que de les fermer. »

Avec le développement d’internet et le changement des habitudes de consommation, le cabinet Score Advisor indique  »Il faut repenser les agences, plutôt que les fermer ».

En effet, les réseaux bancaires ne semblent pas vouloir baisser leurs enseignes. Même la Société Générale, qui avec un résultat net en baisse de 21.5% sur le 1er trimestre et l’annonce de la suppression de 1000 postes dans le monde, semble ne pas vouloir réduire de manière significative son nombre d’agence dans l’hexagone.

La présence d’un maillage serré d’agences bancaires est également un moteur de concurrence entre les établissements de crédits. En effet, plus d’agences sur un même territoire signifie plus de concurrence entre banques, et donc cela profite au final aux consommateurs, et plus particulièrement aux emprunteurs qui peuvent avoir de meilleures conditions pour leurs crédits immobiliers.

En effet, les conseillers de Prêt Partners, courtier en prêt immobilier et restructuration de crédits, constatent régulièrement que les conditions de taux d’intérêts proposés par les banques en milieu urbain sont plus intéressantes qu’en milieu rural, où la concurrence est moins forte et où peu de réseaux bancaires sont présents physiquement avec des agences.